Le rôle des ONG dans l’industrie du textile

En quoi les ONG ont-elles un impact sur l’industrie du textile?

Le rôle des organisations non gouvernementales (ONG) dans l’industrie du textile est significatif, car elles jouent un rôle essentiel dans la promotion de pratiques durables, la protection des droits des travailleurs et la sensibilisation aux problèmes environnementaux liés à cette industrie. Voici un aperçu de leur rôle, de leur classification et quelques exemples d’actions spécifiques sur les marques.

Le rôle des ONG dans l’industrie du textile :

  1. Promotion de pratiques durables : Les ONG œuvrent pour encourager les pratiques durables au sein de l’industrie textile. Cela inclut la promotion de l’utilisation de matières premières durables, la réduction des déchets. Et la mise en place de processus de production respectueux de l’environnement.
  2. Droits des travailleurs : Les ONG se concentrent sur la protection des droits des travailleurs dans l’industrie textile. Elles travaillent à la sensibilisation des conditions de travail, à l’élimination du travail des enfants, et à la promotion de salaires équitables.
  3. Sensibilisation aux enjeux sociaux et environnementaux : Les ONG jouent un rôle crucial dans la sensibilisation du public aux problèmes sociaux et environnementaux liés à l’industrie textile. Elles cherchent à informer et mobiliser les consommateurs pour encourager des choix responsables.

Classification des ONG avec des exemples :

Les ONG impliquées dans l’industrie textile peuvent être classées en différentes catégories en fonction de leurs domaines d’intervention. Voici quelques exemples de catégories avec des liens vers des ONG spécifiques :

  1. Droits des travailleurs : Certaines organisations se concentrent sur la protection des droits des travailleurs dans l’industrie du textile. Un exemple est l’association Sherpa, qui travaille pour la défense des droits humains et la protection de l’environnement.
  2. Durabilité environnementale : Des ONG comme Greenpeace. Elles se consacrent à la promotion de pratiques durables et à la protection de l’environnement dans l’industrie textile.
  3. Éthique et commerce équitable : Des organisations telles que Fair Wear Foundation. Elles s’engagent à promouvoir des conditions de travail équitables et éthiques dans la production de vêtements.

Exemples d’actions sur les marques :

  1. Campagnes de sensibilisation : Les ONG mènent des campagnes de sensibilisation ciblées. Dans le but d’informer le public sur les pratiques douteuses de certaines marques et les encourager à faire des choix éthiques.
  2. Évaluations et classements : Certaines organisations publient des évaluations et des classements des marques en fonction de leur engagement envers la durabilité, les droits des travailleurs et d’autres critères éthiques.
  3. Dialogue avec les entreprises : Les ONG engagent un dialogue avec les entreprises pour les inciter à adopter des pratiques plus responsables et à améliorer leurs politiques en matière de droits de l’homme et d’environnement.

En conclusion, les ONG jouent un rôle crucial dans la transformation de l’industrie du textile. Dans le but d’aller vers des pratiques plus durables et éthiques. Les organisations vont sensibiliser le public, en plaider en faveur des droits des travailleurs, et collaborer avec les entreprises pour promouvoir des changements positifs.


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Focus sur les labels Coton & Textile Fairtrade/Max Havelaar

Tout le monde a déjà vu le logo Fairtrade/Max Havelaar lors de ses courses au supermarché, mais saviez-vous que le label était également présent dans le textile? On vous dit tout sur ce label !

Max Havelaar
Coopérative et village de Santan Koutou

1) Présentation générale Fairtrade/Max Havelaar France

Créée en 1992, l’ONG Max Havelaar France est membre fondatrice du mouvement international Fairtrade/Max Havelaar. Celui-ci a pour but de développer le commerce équitable et de faire respecter les droits humains et de l’environnement. L’objectif est de créer des débouchés pour les agriculteurs et les travailleurs des pays en développement, en leur assurant des conditions de travail équitables et en promouvant des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.

Fairtrade International est une organisation indépendante à but non lucratif propriétaire du label Fairtrade. Fairtrade International est responsable de la rédaction du cahier des charges du label et de sa gestion. Flocert, organisme d’audit social certificateur pour Fairtrade, contrôle l’application des règles. 

Aujourd’hui, le mouvement Fairtrade représente 26 organisations nationales (Max Havelaar France est l’une d’entre elles), 1880 organisations de producteurs et 2 millions d’agriculteurs et de travailleurs dans le monde. 

Max Havelaar France mobilise les entreprises, les consommateurs et les pouvoirs publics afin de transformer les pratiques et de soutenir les producteurs et travailleurs défavorisés. Ainsi, elle sensibilise l’opinion publique et milite en faveur d’une économie mondiale éthique et responsable.

Le commerce équitable

Le commerce équitable est un modèle “alternatif” économique qui agit en lien avec le développement durable sur l’économie, le social et l’environnement. Cette pratique permet de garantir des conditions commerciales plus justes pour les producteurs des pays d’Afrique, Asie et Amérique latine. 

Ce label va donc permettre de combattre la pauvreté en donnant la possibilité aux travailleurs de pouvoir vivre de leur travail. 

Tout d’abord, pour réussir cette mission, l’ONG a instauré un prix minimum garanti versé aux producteurs et aux productrices pour leur apporter une stabilité et une sécurité lorsque les prix du marché s’effondrent. Ce prix minimum est déterminé en accord avec toutes les parties prenantes du mouvement Fairtrade international.

En plus du prix minimum garanti, il y a la prime développement. Cette prime est payée par le premier acheteur à la coopérative de producteurs.  Elle est destinée à des projets collectifs, économiques, sociaux et environnementaux. L’utilisation de cette prime est choisie de manière collective. 

Le label garantit aussi une autonomie et une gestion démocratique des coopératives de producteurs et la préservation de l’environnement.

Les produits labellisés

Voici une liste de produits pouvant être labellisés : 

  • Les aliments comme le café et le thé, les fruits (exemples ; bananes, mangues, ananas, citrons verts…), le chocolat et le cacao, le sucre, les jus de fruits, les céréales (exemples : riz, quinoa…), les roses, les épices, huiles, et depuis récemment et pour la France, le blé ou le lait. Cette liste n’est pas exhaustive. 
  • Mais aussi le coton (matière agricole) et le textile (matière transformée par une usine)

2) Le Label coton 

label coton

La production mondiale textile du coton serait estimée à environ 40%, selon Natura sciences. Le coton est cultivé à peu près partout à travers le monde.

Il existe deux modes de production

  • La culture intensive, mise en œuvre par exemple aux États-Unis, au Brésil ou en Australie est axée sur la monoculture. Ce mode de production nécessite de l’irrigation, de plus, la récolte est mécanisée 
  • La culture traditionnelle, qu’on retrouve en Afrique et en Inde, privilégie la polyculture. Le coton est cultivé en rotation avec des cultures alimentaires. Pluviale, elle n’a pas besoin d’irrigation. La récolte se fait manuellement et a moins recours aux traitements insecticides que la culture intensive. Cette culture ne sollicite pas systématiquement des OGM. 

C’est cette culture traditionnelle que Fairtrade certifie. L’Afrique et l’Asie sont les deux continents où les conditions de travail sont les plus difficiles, de même que les enjeux humains et environnementaux sont les plus importants.

Les enjeux

Premier enjeu : Les revenus

  • Les revenus sont trop bas et ne permettent pas de couvrir les coûts de production. 
  • Les prix fluctuent en fonction du marché, apportant beaucoup d’instabilité de rémunération. 
  • La concurrence mondiale avantage des pays industrialisés et mécanisés, aux immenses surfaces irriguées, mécanisées et bénéficiant de subventions d’État au détriment de pays aux petites parcelles, de producteurs vulnérables, récoltant à la main et dépendant des aléas climatiques 

Deuxième enjeu : L’environnement

  • Le coton nécessite l’utilisation d’une grande quantité d’eau pour l’irrigation et les produits chimiques. 
  • L’utilisation d’OGM (génétiquement modifiés) permet de rendre les plantes plus résistantes et promet un meilleur rendement. Approximativement 80% du coton est OGM au niveau mondial. 
  • Une baisse de fertilité des sols, mais aussi des problèmes d’érosion suite aux techniques agricoles et à l’utilisation des pesticides. 
  • Le dérèglement climatique qui affecte les récoltes

Troisième enjeu : Les conditions de travail

  • Le travail des enfants dans les champs comme dans les usines

Les conditions de travail sont éprouvantes, et la liberté syndicale n’est pas reconnue.

Le label Fairtrade/Max Havelaar apporte une réponse aux problématiques économiques, sociales et environnementales que peuvent rencontrer les producteurs de coton.

La réponse de Fairtrade/Max Havelaar aux enjeux économiques

Au niveau économique, comme nous l’avons expliqué précédemment, Fairtrade International a mis en place un prix minimum et une prime de développement.

La réponse de Fairtrade/Max Havelaar aux enjeux sociaux

Pour la partie sociale, le label offre aux travailleurs une liberté d’association en encourageant de petits producteurs à se regrouper dans des coopératives. C’est la raison pour laquelle la Chine ne fait pas partie des zones géographiques de Max Havelaar. Le label encourage aussi le respect des droits et une protection avec l’interdiction du travail forcé et du travail des enfants.

La réponse de Fairtrade/Max Havelaar aux enjeux environnementaux

Enfin, sur le plan environnemental, les OGM tout comme certains produits phytosanitaires dangereux sont interdits.

Fairtrace

Le label coton Fairtrade garantit une traçabilité physique du coton sur toute la chaîne de production, du champ à la confection. Le cahier des charges exige d’utiliser au minimum 50% de coton (100% Fairtrade) dans le produit final et 30% pour les vêtements professionnels.

Le coton équitable Fairtrade/Max Havelaar est traçable physiquement de la graine au produit fini grâce à Fairtrace. Une plateforme collaborative de reporting et d’assurance de FLOCERT (organisme certificateur). Celle-ci est disponible pour tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement certifiés Fairtrade. Elle capture les données de transaction Fairtrade (volumes, prix minimum et prime) et permet aux utilisateurs de collaborer dans le reporting et la vérification des informations via des poignées de main virtuelles.

La filière coton chez Max Havelaar représente : 

  • 40 033 producteurs dont 19% de femmes 
  • 8 pays producteurs (Inde, Burkina Faso, Égypte, Kirghizistan, Pakistan, Sénégal, Tadjikistan et Ouganda) 
  • 20 organisations de producteurs dans 8 pays 
  • 55 318 tonnes de coton produit dont 57% en Bio 
  • 1,55 M€ de prime de développement en 2021 pour des projets (31% reste du monde et 69% Inde)

Armor Lux est la première marque en France à avoir intégré un coton certifié Fairtrade dans ses produits textiles. 

La coopérative Vasudha Organic

Prenons le cas du projet financé par la prime de développement : la coopérative Vasudha Organic (Inde – région de Madhya Pradesh)

Cette coopérative compte 1500 agriculteurs de coton biologique en Inde. 

C’est ainsi que la prime de développement a permis de mettre en place un centre de développement des compétences pour les femmes, des éclairages publics solaires et des toilettes pour les femmes, de construire une école et un entrepôt, mais aussi l’accès à l’eau potable et un système d’irrigation goutte à goutte pour les champs. 

3) Le Label textile

label textile

À la suite du drame du Rana Plaza au Bangladesh en 2013, provoquant plus d’un millier de morts, Fairtrade International a souhaité, avec un nouveau standard, renforcer les droits et la sécurité des ouvriers et des ouvrières de l’industrie textile, pour garantir des normes élevées en termes de conditions de travail et de durabilité environnementale. 

Créé en 2016, le standard textile offre aux entreprises la possibilité d’apporter des changements positifs à l’industrie. Il vise à améliorer les conditions de travail et à renforcer les droits des travailleurs du secteur textile de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement (et non uniquement des producteurs de coton).

Ce nouveau standard porte sur les conditions de travail, le salaire vital, la sécurité et les droits des travailleurs. Il concerne le coton, mais également d’autres fibres textiles durables. Il s’agit du premier standard exigeant un salaire vital pour les travailleurs avec un délai contraignant (6 ans). Et qui impose aux marques d’être contractuellement responsables des pratiques d’achat à long terme, pratiques essentielles pour la mise en œuvre des augmentations de salaire.

Le Programme Textile, un programme de formation personnalisé, accompagne les usines vers la certification du standard textile. Il permet à chaque acteur de la chaine d’approvisionnement d’améliorer ses pratiques en termes de sécurité, santé, salaire et productivité.

L’usine Purecotz

Purecotz est la première usine à avoir été certifiée selon le standard textile. Elle utilise également du coton Fairtrade.

En choisissant des produits certifiés Fairtrade, les consommateurs contribuent activement à soutenir des pratiques commerciales équitables et durables tout en améliorant les conditions de vie des travailleurs dans les chaînes d’approvisionnement du coton et du textile.


Comment rejoindre le mouvement Fairtrade/Max Havelaar et adopter le label coton ou textile? 

Prendre contact avec Max Havelaar France, qui évaluera la nécessité d’une certification (au niveau de la transformation) et d’un contrat de licence (au niveau de la marque) : partenariat@maxhavelaarfrance.org

Le coût de l’adhésion? 

Il convient de distinguer les coûts de certification payés par les usines à Flocert (coût des audits) et les droits de licence payés à Max Havelaar France pour l’utilisation du label. Contacter Max Havelaar France partenariats pour plus de détails.

Sources : 


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Parole d’experts : décryptage de l’article 13 de la loi AGEC pour le textile

La loi Anti-Gaspillage pour une Economie Circulaire n°2020105, est aussi appelée la loi AGEC. Cette loi a été émise le 10 février 2020. Elle a pour objectif la lutte contre le gaspillage et de promouvoir l’économie circulaire.

La loi AGEC est constituée de six titres

  • Titre 1: Objectifs stratégiques de gestion et de prévention de la production de déchets (articles de 1 à 11)
  • Titre 2 : Information du consommateur (articles 12 à 29)
  • Titre 3 : Favoriser le réemploi et la réutilisation ainsi que l’économie de la fonctionnalité et servicielle dans le cadre de la lutte contre le gaspillage (articles 30 à 60)
  • Titre 4 : La responsabilité des producteurs (articles 61 à 92) 
  • Titre 5 : Luttes contre les dépôts sauvages (articles 93 à 106)
  • Titre 6 : Dispositions diverses (articles 107 à 130) 

Chaque titre est défini par plusieurs articles. 

Cette loi vise les producteurs, importateurs, distributeurs et tous autres metteurs sur le marché (peu importe la manière de distribuer son produit, que ce soit sur un site internet, une plateforme…) en France. Autre caractéristique, ces metteurs sur le marché concernés sont ceux ayant un CA annuel de plus de 10 millions d’euros et la mise sur le marché de plus de 10 000 unités de produits

Dans cet article, nous allons nous intéresser au titre 2 qui est l’information du consommateur, plus précisément avec l’article 13 de ce titre. Les principales notions vous serons détaillées ci-dessous. 

Articles 13 du titre 2, l’information du consommateur :

Caractéristiques destinées à informer les consommateurs pour une meilleure prévention et gestion des déchets  : 

  • La réparabilité et la durabilité: 

L’information sur la réparabilité et la durabilité des produits en affichant, un indice de réparabilité ou de durabilité à partir du 1ᵉʳ janvier 2024; 

  • La compostabilité : 

L’information sur la compostabilité des types d’emballages avec la mention “emballage compostable”; 

  • Les matières recyclées : 

L’information sur l’incorporation de matières recyclées dans la composition de son produit, mais aussi sur les emballages utilisés. La partie recyclée correspond à la proportion globale en masse de matériaux issus du recyclage. La mention “produit comportant au moins x % de matières recyclées” doit y figurer; 

  • Les emballages rémployables ou réutilisables :

L’information sur les emballages qui peuvent être réemployés ou réutilisés, avec la mention “emballage réemployable” ou “emballage rechargeable”; 

  • La Recyclabilité : 

La recyclabilité a cinq conditions : la première est la capacité à être collecté sur le territoire et une facilité pour la population de mettre à disposition leurs produits via des points de collectes. Ensuite, pour que le produit puisse être recyclé, il doit pouvoir être trié et orienté vers les filières de recyclage. Puis, s’assurer qu’il n’y a pas de substances ou d’éléments pouvant perturber le tri ou le recyclage. La matière recyclée doit représenter plus de 50% de la masse du déchet collecté. Enfin, la matière doit être de bonne qualité afin de pérenniser les débouchés. 

Le consommateur doit être informé de la recyclabilité “de son produit avec la mention “produit majoritairement recyclable” en respectant les cinq critères énoncés auparavant. Si la matière recyclée correspond à 95% de la masse du déchet collecté, alors la mention suivante est “produit entièrement recyclable”. Autre spécificité, si la matière est majoritairement réincorporée dans des produits de même nature, alors la mention sera “produit recyclable en un produit de même nature”; 

  • Les métaux précieux : 

Le consommateur doit être informé de la présence de métaux précieux (or, argent, platine et palladium). La mention est nécessaire lorsqu’il y a au moins 1 milligramme de métaux, la mention est la suivante “contient au moins [X milligrammes] de métaux précieux” ou en indiquant le détail “contient au moins [X milligrammes] d’or, d’argent, de platine, de palladium”; 

  • Les terres rares : 

Il en est de même pour les terres rares par rapport à leurs incidences sur l’environnement; 

  • L’utilisation de substances dangereuses : 

Le consommateur doit être informé des substances dangereuses avec la mention “contient une substance dangereuse” ou sous la forme de la mention “contient une substance extrêmement préoccupante” en fonction de la substance (l’entreprise doit respecter REACH); 

  • La traçabilité : 

Concernant la traçabilité des produits, les informations doivent indiquer le lieu géographique où s’effectuent les opérations de tissage, teinture et impression, confection. Pour les chaussures : le piquage, le montage, la finition; 

  • Les micros fibres plastiques : 

Pour l’information sur la présence de micro fibres plastiques dans les produits, elle doit être indiquée selon la proportion en masse de fibres synthétiques contenue dans le produit. La mention est visible lorsqu’il y a au moins 50% de fibres synthétiques. Elle est exprimée sous la forme de la mention “rejette des microfibres plastiques dans l’environnement lors du lavage”. Le producteur ou importateur met à disposition de façon dématérialisée une fiche intitulée “fiche produit relative aux qualités et caractéristiques environnementales” de façon à permettre des recherches et requêtes directes sur internet ainsi que l’extraction des données en vue d’un éventuel traitement automatisé des informations présentées. L’obligation de mise à disposition des informations mentionnées doivent être applicables pendant deux ans après la mise sur le marché de la dernière unité du produit concerné. Il est interdit de mettre la mention “biodégradable” ou “respectueux de l’environnement” ou autre allégation environnementale ressemblante. Les produits ou emballages auxquels il s’applique bénéficient d’un délai d’écoulement des stocks jusqu’au 1ᵉʳ janvier 2023, dès lors qu’ils ont été fabriqués ou importés avant la date de publication du présent décret.

 Source : 


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Les engagements des marques de mode dans le social et l’environnement

Les actions solidaires des marques de mode :

Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir des marques ayant réalisé des actions qui font du bien au monde de la mode.

We Dress Fair – Les culottes suspendues : 

We Dress Fair copie le principe des cafés suspendus, mais adapté au textile avec les culottes suspendues. Cette action permet de venir en aide aux associations qui sont obligées d’acheter des culottes pour les plus démunis qui sont souvent de la fast-fashion pour une question de prix et de temps. Les culottes de secondes mains et neuves sont rares dans les collectes. 

Le principe est simple et efficace : lorsque vous achetez une culotte suspendue, celle-ci ne vous sera pas livrée, mais sera remise au SAMU SOCIAL de Paris tous les mois. Ces sous-vêtements sont également durables et éthiques. 

culottes suspendues
Crédit photo : We dress fair

Collaboration Timothée Chalamet et Haider Ackermann –  Don des bénéfices aux ONG pour la lutte des droits des femmes et filles afghanes : 

Lors de l’hiver 2021, l’acteur star du cinéma franco-marocain, Timothée Chalamet décide de coopérer avec le créateur français de prêt-à-porter Haider Ackermann (ancien directeur artistique de la maison Berluti) dans le but de concevoir un sweat-shirt à capuche dont la totalité des bénéfices seront reversés à une ONG de lutte pour les droits des femmes et filles afghanes, nommée Afghanistan Libre. Cette action découle d’un simple questionnement : comment les aider ? Ayant tous deux des pères engagés dans l’humanitaire, la passivité n’était pas une option pour nos deux compères. L’association récolte des dons, et fait tout son possible au quotidien pour aider ces femmes à avoir une vie meilleure.

Balzac Paris –  Collection limitée pour l’ONG Surfrider foundation Europe afin de nettoyer les plages : 

Balzac Paris est une marque de prêt-à-porter engagée dans une démarche durable et éthique. En peu de temps, la petite marque a su s’imposer comme un acteur majeur du secteur. Balzac Paris combine qualité et durabilité. La marque se bat également pour une mode responsable, intemporelle et féminine. La Griffe se veut très engagée et réalise de nombreuses actions allant dans ce sens, par exemple : une collaboration BALZAC PARIS X SURFRIDER FOUNDATION EUROPE. Avec la création d’un sweat nommé Océan, ce n’est pas moins de 30 € qui sont reversés à l’ONG afin de soutenir les Initiatives Océanes, de grandes collectes de déchets organisées partout dans le monde.

Une autre collaboration a été effectuée avec la fabrique Nomade, une association œuvrant pour la réinsertion professionnelle des artisans d’art réfugiés et migrants régularisés en France.

Mais ce n’est pas tout, Balzac Paris possède un dispositif mettant en avant la seconde main. En effet, lorsque vous voulez renvoyer un produit signé Balzac Paris déjà utilisé, celui-ci ne sera pas revendu, ce produit sera envoyé à une association ou il sera recyclé.

Chloé – Le dispositif “GIRLS FORWARD”

Fondée en 1952, cette marque de prêt à porter met la féminité au centre de ses actions, elle est la première maison de luxe européenne à obtenir la certification B-Corp.

Chloé s’engage de façon très diverse et variée grâce à de nombreuses collaborations telles que son partenariat avec L’UNICEF. Celui-ci est venu en aide à 3000 jeunes femmes dans le besoin grâce à leur dispositif “Girls Forward”. En parallèle, il y a eu le lancement de 3 nouveaux partenariats locaux ayant pour objectifs de soutenir l’égalité des genres en France, en Asie et aux États-Unis avec 0,25% du chiffre d’affaires qui est reversé à des associations luttant pour l’égalité des genres.

Mais ce n’est pas tout, la marque travaille également en collaboration avec des experts pour trouver les matières premières ayant le plus faible impact environnemental. C’est en 2019 que Chloé a lancé sa première collection classique issue du commerce équitable.

Les initiatives plus respectueuses de l’environnement

Le recyclage textile :

Powera Slow design :

De nombreux projets en recyclage textile ont vu le jour d’année en année. Nous nous sommes attardés sûrs quelques-uns d’entre eux :

Il y a quelques années de cela, GreenyBirdDress a eu le plaisir de rencontrer Hélène Verhelle, la créatrice de la marque Powera Slow design.

Le projet de la marque ? Chaque année, des millions de collants en polyamide sont jetés en France et malheureusement, il existe peu de solution de recyclage. Les collants sont de ce fait enfoui ou brûlés. Avec des consommateurs qui aujourd’hui se questionnent, il est inconcevable d’imaginer un tel gâchis. Depuis 2018, c’est plus de 8 000 collants qui ont pu être sauvés. Alors, vous devez sûrement vous demander, qu’arrive-t-il par la suite aux collants récupérés ?

Suite à la collecte, on désinfecte et on lave les collants, ils seront ensuite triés par couleurs, qualité, densité et texture afin d’obtenir une bobine de fil, la taille de celui-ci variera en fonction de l’objet qu’il deviendra. Toutes ces transformations se font actuellement à la main, mais la marque travaille actuellement sur la création d’une machine capable de simplifier le processus de transformation.

Après avoir été tricoté, crocheté ou tissé à la main, il est possible d’obtenir des bagues, boucles d’oreilles, bracelets, Headbands, colliers, élastiques à cheveux, éponges durables…

Mais ce n’est pas tout, au cours de l’année 2018, Powera slow design a eu la chance de pouvoir sauver plus de 500 échantillons textiles qui ont été transformés en pochettes emballage protégeant les articles fabriqués par la marque.

Si le sujet vous intéresse ou en complément d’information, je vous invite à visionner la vidéo de l’entrevue sur le YouTube de GreenyBirdDress

Solioti : 

Une autre innovation textile qui a énormément de potentiel est celle proposée par la marque Solioti. Entreprise tout droit venue du nord, la marque a comme projet de créer un lien entre le monde du vêtement et l’univers de la botanique.

Concrètement, la marque propose de créer des murs végétaux nourris avec des substrats fabriqués avec du textile recyclé. Un projet qui visuellement est très beau, mais qui en même temps fait du bien à la planète. 

mu végétal à base de textile recyclé
Crédit photo : batiweb

Gebetex : 

Voyons ensuite une entreprise qui a su profiter du plan de relance offert par l’État pour réaliser un projet ambitieux, Gebetex.

Bien installée dans le paysage du recyclage textile depuis pas mal de temps. Gebetex a dû faire face à la forte demande de la part des acteurs de la filière textile et a donc investi plus de 13 millions d’euros pour réaliser son projet :  Bâtir un centre de tri respectueux de l’environnement avec à la clé la création de nombreux emplois. 

Le réemploi Textile : 

Pour conclure, cet article, voyons à présent quelques méthodes de réemploi textile qui, je suis sûr, sauront vous intéresser et vous aider dans vos recherches.

Abracadabra : 

Abracadabra est l’une des premières start-ups françaises à utiliser des soutiens-gorge Upcyclé.

La start-up collecte les soutiens-gorge que les femmes ne portent plus pour les reconditionner en les remettant à neuf et au goût du jour. L’objectif est de proposer des soutiens-gorge plus respectueux de l’environnement, zéro-déchet et accessibles à toutes les femmes ; tant par le prix, que par la diversité des modèles ou des tailles proposées. Depuis très récemment, leurs produits peuvent être achetés en boutique et bientôt en showroom.

soutien gorge upcycling
Crédit photo : Abracadabra upcycling

Sessile : 

Pour finir, discutons de la marque Sessile. La marque fabrique des chaussures depuis 1927 et a la volonté d’être actrice d’un changement positif de trajectoire pour écrire un avenir.

Le projet de cette marque est de récupérer vos paires et de les démanteler.

Les composants seront recyclés et réutilisés pour fabriquer de nouveaux produits, comme des semelles par exemple ! Sessile, ne possède pas de stock et produit zéro déchet. C’est un système de précommande qui a été mis en place, c’est plus juste et éthique. Il vous faudra être patient avant de récupérer vos nouvelles paires.

Ces différents projets sont une belle preuve de solidarité et de mouvement dans le secteur du textile. 


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Les accessoires de sport écologique et éthique

Pratiquer un sport fait aujourd’hui partie intégrante de notre quotidien, cela favorise notre bien-être et nous permet de rester en bonne santé. Il nous est impossible d’imaginer faire du sport sans accessoires. Un équipement de qualité nous assure un entraînement performant. Énormément de sport utilise des matériaux composites comme le tennis, le snowboard, le ski. Ce sont ensuite les ingénieurs qui devront choisir des matériaux qui répondront le mieux possible aux objectifs d’usage. Dans la plupart des cas, on souhaite que ceux-ci soient performants et résistants, mais pas que, il faut également que les matériaux ne soient pas trop coûteux et respectueux de l’environnement.

Il existe trois types de matériaux composites : 

  • Les composites à matrices organiques pour toutes sortes de pièces faiblement sollicitées, mais aussi des composites à hautes performances avec des qualités mécaniques supérieures que l’on retrouve souvent dans le nautisme, l’aéronautique, les sports et loisirs et dans la construction industrielle.                           
  • Les composites à matrice céramique comme l’aluminium, le titane ou le magnésium qui servent principalement dans le monde de l’aéronautique, l’automobile et non pour les accessoires de sport.
  • Les composites à matrice métallique tels que le carbone ou le carbure de silicium qui servent principalement dans le monde du cyclisme ou du VTT pour augmenter la légèreté du deux-roues. 

Sur le marché actuel, il est parfois difficile de créer des accessoires avec des matériaux plus respectueux pour l’environnement. C’est pour cela qu’aujourd’hui, nous vous présentons des marques spécialisées dans les accessoires de sport éthique et durable.

Marques d’accessoires pour le yoga :

Le Yoga est une activité qui a pour objectif de connecter l’humain au principe de toute existence. Il consiste en des exercices aussi bien corporels que mentaux, aujourd’hui sa pratique est plus répandue. Ce sport nécessite des accessoires pour sa réalisation. 

Retrouvez quelques marques qui ont innové dans le domaine : 

Commençons avec la marque Yogamatata. La créatrice Ondine Martinez décide de créer Yogamatata suite à un constat simple. Aucune marque vendant des tapis de Yoga n’était réellement engagée et avec sincérité dans une démarche éthique et durable, mais c’était avant l’arrivée de Yogamatata et de leurs différents tapis. Ils sont de haute qualité technique, élégant au design moderne et respectueux de l’environnement.

Les tapis sont réalisés en liège issu de forêts gérées durablement, la sous-couche est en caoutchouc recyclé mélangé à des chutes de Liège recyclé.

L’emballage se fait dans un papier ensemencé contenant des graines de fleurs de mellifères. 

La marque présente également des tapis en cotons GOTS, des briques en Liège et des sangles en cotons GOTS

Certaines de leurs productions se font au Portugal dans le respect de l’environnement et grâce à l’utilisation de produits non-toxiques. La marque travaille également avec le commerce équitable en Inde en créant des sacs de transport pour les tapis en coton.

Crédit photo : yogamatata

Fitz & Huxley est une marque vendant principalement des sacs et des tapis de Yoga. Toutes les actions entreprises par la marque servent à promouvoir la durabilité des accessoires et le bien-être des petites mains. 

La marque propose également un tapis possédant une surface en liège naturel et un dessous en TPE élastique (élastomère thermoplastique, appelé également caoutchouc thermoplastique). Ce produit est biodégradable et les matériaux qui le composent sont 100 % faits de matériaux végan approuvés par la PETA.

Crédit photo : Fitz & Huxley

Marques d’accessoires dans le multi-sport :

La durabilité et l’éthique environnementale sont également des sujets qui touchent les accessoires dans le Multi-sport.

Retrouvez quelques marques qui ont innové dans le domaine : 

Made Nature l’a bien compris et propose des accessoires éthiques et durables. Cette marketplace est spécialisée dans les accessoires de sport éco-conçu. Tous les produits made in nature sont Made in France ou sont de productions européennes, pour une transparence totale ces informations sont visibles sur la fiche technique de chaque produit, vous pouvez également voir les engagements RSE associés au produit. La durabilité des articles de sport est un critère particulièrement important. En effet, chaque produit se doit d’avoir une très bonne durabilité pour apparaître sur le site. 

Au niveau de l’engagement auprès des associations 1% pour la planète, Act for the Outdoors, Surfrider foundation, Mountain Riders… beaucoup de marques de sport éthique s’engagent à aider financièrement des associations de protection de l’environnement. 

Certains articles de sport sont labellisés en ayant des process et matières certifiés par des organismes réputés pour le sérieux de leur cahier des charges et de leur contrôle. Ces labels garantissent que la marque a respecté les critères durables donnés dans la conception, la fabrication des matières ou produits, ainsi que les critères sociaux.

Petit rappel de ce qu’est une marketplace : il s’agit d’une plateforme qui propose à la vente des produits qu’elle ne produit pas et qu’elle n’a pas de stock. Made Nature référence un ou plusieurs vendeurs. 

La marque possède également un blog régulièrement mis à jour qui regroupe énormément de sujets comme le sport et l’environnement, le sport et la santé, des présentations de marques de sport éthique et durable, présentation de partenaires , leurs initiatives et même des conseils en matière d’alimentation pour les sportifs.

Made Nature accompagne les sportifs soucieux de l’environnement en leur proposant des produits correspondant au sport qu’ils pratiquent et à leurs valeurs. Que ce soient les sports nautiques ou les sports dits de montagne. Made nature propose des produits de qualité venant de nombreuses marques tel que :

  • NOK – Une marque de skateboards écologiques fabriqués à partir de snowboards, défectueux.
  • Nomads – Un fabricant de planches et accessoires de surf éco-conçus.
  • NOSC – créateur de Vêtements polyvalents recyclés et d’origine végétale

Made nature fait également preuve de transparence en indiquant directement les différents critères d’impacts sur les fiches techniques. Les différents labels que l’on retrouve sont : 

  • GOTS (Global Organic Textile Standard)
  • OCS blended (certificat pour tous les produits non alimentaires qui certifie l’origine biologique de la matière première et s’applique aux produits contenant 5 à 95 % de matières biologiques ), 
  • Oeko-Tex (Standard 100 by Oeko-Tex ou Made in Green by Oeko-Tex), 
  • Duvet certifié RDS (certification qui garantit le suivi de bonnes pratiques en matière de conditions animales des oies et canards, sur toute la chaîne d’approvisionnement en duvet et plumes ), 
  • Green Shape (standard dédié aux produits outdoor écologiques), 
  • Low Impact (garantit une fabrication locale, sociale et durable.) 
  • Take Care (label permettant de mettre en avant des produits éco-responsables pour réduire notre impact environnemental.), 
  • Label Fair Wear foundation qui est une organisation à but non lucratif qui collabore avec des marques, des usines, des syndicats, des ONG et parfois des gouvernements pour contrôler et améliorer les conditions de travail des travailleurs du vêtement dans 11 pays de production en Asie, en Europe et en Afrique.
Crédit photo : Made Nature

En conclusion, il existe aujourd’hui de nombreuses alternatives respectueuses de l’environnement alors maintenant à vous de jouer.


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Rétrospective sur le groupe Bestseller et leur centre expérimental de développement, Fashion FWD lab

Bestseller est un groupe de mode connu internationalement fondée par la famille Holch Povlsen au Danemark en 1975. L’entreprise possède plus de 20 marques de vêtements ( les plus connues sont JACK & JONES, VERO MODA et ONLY). Un réseau de 2 700 boutiques  et 15 000 boutiques multi-marques autour de l’Europe, du Proche Orient, de l’Amérique du Nord, de l’Amérique Latine, de l’Australie et de l’Inde. La marque habille aussi bien les femmes que les hommes et les enfants. Le message du groupe est clair : offrir une mode abordable, esthétique et avec une âme scandinave. 

Le but de l’entreprise est d’offrir des tenues au style simple, Bestseller la nomme le “Stunning and Uncomplicated”. La firme se targue d’un engagement environnemental fort, c’est un de leur principe fondateur et leurs actions sont reconnues dans le monde entier grâce à leur création, le fashion FDW lab.

crédit photo : Bestseller

Qu’est  ce que le FWD? 

Le Centre expérimental FWD est une source fiable de composants pour des vêtements plus respectueux de l’environnement. Le but est de sensibiliser le public aux produits chimiques toxiques contenus dans les vêtements afin de favoriser les actes d’achats plus éclairés et les pratiques responsables. La transparence et l’éducation sont les maîtres mots ici, l’objectif du FDW  est d’aider à éliminer les produits chimiques les plus nocifs de l’industrie de la mode et du vêtement d’ici 2030 en créant par la même occasion une chaîne d’approvisionnement en vêtements propres et sécuritaires.  

Le centre expérimental veut mettre en avant les marques qui montrent la voie mais aussi  ce centre souhaitent réduire un maximum les PFAS ( substances nocives omniprésentes). Ces substances ne sont pas présentes que sur les vêtements mais peuvent être absorbées par la peau et même s’accumuler dans notre corps.

Le groupe BEST-SELLER est impliqué dans de nombreux projets dans le monde entier. Cette plateforme était le maillon manquant permettant de rassembler tous les projets d’innovation et de les montrer aux plus grand nombre.

Fashion FWD Lab se concentre donc sur de nouveaux matériaux à faible impact et circulaires, de meilleures opportunités de production et de nouveaux modèles d’affaires. Par exemple, nous avons le coton, le MMC( Man-made cellulosics plus communément appelées Viscose, Lyocell et Modal qui sont fabriquées à partir de pâte à papier dissoute, généralement issue du bois). et le polyester qui sont des matière utilisée régulièrement. BESTSELLER utilise des programmes mondiaux de certification de durabilité pour assurer l’intégrité des matériaux certifiés et de marque que nous utilisons.

Surtout, la plateforme sert de catalyseur pour collaborer avec des innovateurs de pointe sous forme de projets pilotes, d’ateliers, d’études de cas et plus encore, dans le but d’accélérer le développement durable dans le monde de la mode. Par exemple l’an passé l’’enseigne Bestseller avait pris part au projet appelé “Viscose Traceability Project” piloté par la plateforme de traçabilité indienne TextileGenesis avec Kering. Le groupe a également ouvert un mégastore Vero Moda dans le centre commercial Val d’Europe et un magasin Jack&Jones à Divion. Fashion FWD Lab possède un partenariat avec la société de biotechnologie Pond (Pond Technologies est un pionnier dans l’espace des technologies vertes basées sur les algues, leur objectif est de réduire au maximum l’empreinte carbone grâce à leur culture de l’algue). 

Via la plateforme il vous est possible  de faire un don, ce qui vous permet de profiter de plus de contenu scientifique.

En conclusion, cette plateforme est un véritable pont entre le durable et l’innovation, avec ce type d’initiative il n’est pas impossible que les mentalités finissent par changer grâce au moyen mis en place et leurs initiatives. 


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Le CETI, centre de recherche des pionniers du textile innovant

Le CETI, c’est quoi ? 

Créé en octobre 2012 à Tourcoing dans les Hauts-de-France, le CETI (Centre Européen des Textiles Innovants), encourage les entreprises en faveur de l’innovation en concevant de nouvelles matières issues de vêtements recyclés. 

C’est un lieu pour concevoir, expérimenter, prototyper et industrialiser les nouveaux produits, matières et process adaptés aux besoins de la filière globale. Ainsi, chercheurs et industriels imaginent et testent les textiles du futur.

Son ambition : répondre aux enjeux sociétaux liés au développement durable, imposer le textile comme filière d’avenir pour notre région et porteur d’innovations durables. Ce centre souhaite également minimiser son empreinte environnementale.

Le CETI collabore ainsi avec les producteurs, les grandes marques et les distributeurs de la Mode, du sport, du luxe et des textiles techniques. 

Grâce à sa dimension internationale, le CETI se positionne aujourd’hui dans le Top 5 des centres techniques mondiaux.

Son rôle en faveur du textile innovant  

Projet phare du pôle de compétitivité UP-tex (pôle thématique dédié à la compétitivité par l’innovation), le CETI rassemble une équipe d’experts aux compétences interdisciplinaires : ingénieurs textiles, ingénieurs microélectroniques, marketeurs, designers, modélistes 3D,… soucieux de l’environnement et de la transformation des entreprises textiles.

Les différentes étapes de recyclage 

Ainsi, le CETI propose différentes plateformes d’innovation : la plateforme textile to textile recycling pour fabriquer des textiles recyclés à partir de n’importe quel textile, la conception de fils selon les besoins du client, le mélange de filament allant jusqu’à 3 composants, la conception du non-tissé, et enfin les prototypes 3D.

La plateforme est équipée de machines pour chaque étape du processus de recyclage.

Dans un premier temps, les produits récupérés sont triés et insérés dans une machine qui les broie, ce qui permet d’en faire des granulés de matières synthétiques (polyester, polyamide etc). La conception de ces granules permet la création d’un fil. 

Les granules sont alors effilochés afin de les transformer en fibres jusqu’à la création de fils à partir de ces fibres recyclées. Enfin, les fils obtenus permettent la conception d’un produit à partir de fils et fibres recyclées.

Fils 100% recyclé

Le CETI réalise également des prototypes avec la machine de LECTRA. Une équipe de designers/stylistes est présente pour la confection des échantillons à partir de fils et fibres recyclées.

Machine LECTRA

Le CETIA, filiale commune du CETI et de L’ESTIA

L’école d’ingénieurs ESTIA et le CETI avaient annoncé en février 2021, la création du CETIA à Bidart au Pays Basque, la première plateforme de  tri et démantèlement automatisé des articles textiles et chaussures invendus ou en fin de vie. 

Le but étant d’accélérer la transition technologique et environnementale de la filière du textile.

Cette filiale commune permet d’associer les expertises et les différentes capacités d’innovation du CETI et de l’ESTIA au service de l’industrie textile.

Le CETIA permet également de renforcer les moyens d’innovation durable de l’ESTIA. Afin de pouvoir aider les entreprises à répondre aux enjeux de l’économie circulaire, le CETIA à plusieurs ambitions. Il souhaite dans un premier temps permettre le réemploi et la valorisation des produits textiles, créer une fabrication 100% circulaire et enfin développer des unités de production automatisées au cœur de sites de consommation.

Le CETIA souhaiterait devenir dans quelques années le centre européen de référence de la circularité dans le textile.


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Les maillots de bain d’aujourd’hui, une production éthique.

Le maillot de bain, vieux de plus de 200 ans.

Autrefois appelés costumes de bain, et conçus pour ne pas faire apparaître la moindre  partie du corps féminin, il est devenu un véritable symbole de l’émancipation de la  femme. En 1907, la nageuse australienne Annette Kellerman fait une apparition en  tenue moulante et bras dénudés sur la plage. En est née une véritable polémique qui fut un événement précurseur des nouveaux codes vestimentaire libérant la femme et son image. De nombreux autres évènements le rendent, par la suite, populaire. Par  exemple, la création des congés payés en 1936 qui amène à la démocratisation des  vacances à la mer, les créateurs de mode tel que Louis Réard qui conçoivent  des ensembles de bains avec le moins de tissu possible pour “optimiser le bronzage”,  ou encore le fait que des stars comme Brigitte Bardot ou Ursula Andress dans James Bond s’affichent fièrement en bikini.  

Vers une production éthique.

Néanmoins, les maillots de bain sont des vêtements polluants puisqu’ils sont majoritairement composés de fibres synthétiques à base de nylon, d’élasthanne ou de  polyester, des fibres énergivores et qui reposent sur la consommation de pétrole. Mais le maillot de bain s’adapte à son époque comme depuis des années. Grâce  aux innovations textiles et aux nouvelles matières créées, il est désormais possible de  concevoir des maillots de bain de façon éthique et durable.  

Innovation au travers des procédés de production.

Maline, marque 100% française et assure la production de ses maillots de bain et sous-vêtements. Également, elle respecte la circularité dans sa chaîne de  production, un modèle privilégié pour la transition écologique. Pour cela, l’entreprise  utilise l’éconyl. L’éconyl est une matière issue du recyclage de nylon, fabriqué par  l’entreprise italienne Aquafil à partir de déchets plastiques. Cela permet ainsi aux  modèles d’être recyclés et recyclables. Le petit plus de la marque, c’est qu’elle  habille confortablement les femmes du 34 au 50. 

Muze Paris est une marque de maillots de bain haut-de-gamme. Ces ensembles  inspirés de la mythologie grecque sont confectionnés en toute transparence, leurs fondatrices sélectionnent leurs partenaires selon leurs certifications et prennent en compte leurs impacts. De plus, ces maillots de bain sont également conçus en polyamide recyclé et en Econyl.  

Enfin, une autre marque utilise cette matière innovante, il s’agit de Sweet Mellow. La  marque parisienne propose des maillots de bain fabriqués à la main et en petite quantité.  Un moyen de garder la main sur les stocks pour ainsi lutter contre la surproduction.  C’est aussi un geste qui rend les pièces plus exclusives pour chacune de leurs  clientes. Un autre exemple, la marque Reset Priority, qui fabrique ses pièces féminines dans un atelier à taille humaine.

Recyclage des déchets marins

C’est le parti pris de ces créateurs.

Ateliers Unes, marque française de mode dont les créations sont certifiées GRS et  Standard 100 by ŒKO-TEX produit également ses maillots de bain grâce à des filets de pêche recyclés et de l’éconyl. Un geste symbolique sachant que les filets perdus dans l’océan représentent 55% du plastique que l’on y trouve. 

Les Aleyonides Swimwear qui détient également la certification OEKO-TEX 100, naît de la volonté de sa fondatrice de mettre en place des solutions efficaces contre la fast fashion, la surproduction, et la pollution qu’elles engendrent. Les maillots de bain  sont eux aussi fabriqués localement en Italie, à partir de filets de pêches perdus.  Quoi de mieux pour rester dans le thème que de se servir de produits marins pour confectionner ses ensembles de bain ?  

Rivea est une marque Suisse de maillots de bain plus responsable de l’environnement, ils sont produit en Seaqual et confectionnés au Portugal. En parallèle, et pour chaque pièce achetée, la marque  Rivea reverse 1 franc Suisse à Oceaneye, une association qui milite contre la  production plastique des océans.  

Un retour sur le Seaqual, C’est une société espagnole fabriquant des fils de polyester issus d’un  recyclage des déchets plastiques provenant des océans. Ce fil est idéal pour la  confection de maillots de bain pour sa robustesse et son séchage rapide. Faire appel à  Seaqual, c’est permettre de réduire la consommation d’eau lors de la production du fil  de 90%, ainsi que les émissions de gaz.  

La revalorisation des matières et des déchets est une alternative pertinente et efficace  dans le cadre d’un engagement durable et éthique, qui a, de nombreuses fois, fait ses  preuves. Posidonie propose des maillots de bain recyclés haut de gamme, en 100%  nylon recyclé et recyclable. Hoopal propose des maillots de bain mixtes en fil issu du  recyclage de bouteilles plastiques transformé en polyester. Reset Priority, qui dans  ses ateliers à taille humaine réalise des pièces de bain pour femme en matière recyclée. Les exemples sont encore nombreux pour prouver qu’il est possible de créer  un concept de maillot de bain tout en nettoyant les océans. Ce sont autant de  méthodes qui montrent qu’il est encore possible de produire dans un système qui n’alimente pas la surconsommation ou la pollution.

Ecrit par Agathe Blondiaux


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Des accessoires de mode qui influencent positivement la transition écologique.

L’accessoire dans la mode est depuis toujours, un élément de différenciation qui permet de  compléter une tenue. Si autrefois il permettait de révéler l’appartenance sociale, il s’est  aujourd’hui démocratisé et démultiplié au fil des tendances, et des saisons, offrant au  consommateur un choix infini de possibilités d’accessoirisation de son look. Ces derniers sont bien  souvent indémodables ou alors facilement remis au goût du jour. Parfois même transmis de génération  en génération. Ainsi, il peut être intéressant de jouer sur ce biais et proposer des accessoires durables, mais aussi d’innover dans la production d’accessoires, afin d’influencer vers une production et  consommation plus respectueuse de notre environnement. Plusieurs marques et créateurs ont  créé des concepts qui sont de véritables alternatives durables aux accessoires de mode,  permettant de contribuer à l’avancée du domaine textile dans sa transition écologique.  

Une pratique de revalorisation des déchets : le recyclage.

Est-il possible de s’engager pour l’environnement tout en créant des accessoires de mode?  

La réponse est oui. De nombreuses marques qui s’engagent pour l’environnement, utilisent le  recyclage dans leurs créations afin de véhiculer un message. C’est le cas de EIO, marque de  lunettes de soleil, militante pour la protection des océans et de leurs écosystèmes. Comment s’y  prennent-ils ? Si 90% des lunettes sont conçues à partir de plastique recyclé, les 10% restants  sont issus de plastique collecté au niveau des cours d’eau avant qu’ils n’atteignent la mer.  Ajoutons, que tout est made in France, à l’exception des charnières qui sont conçues en  Allemagne. C’est donc un pari réussi de proposer des lunettes de soleil tendances et dans le  respect de leurs engagements.  

Donner du sens à l’utilisation de collants. 

Le nylon et d’élasthanne qui servent à fabriquer le collant, sont conçus à partir de pétrole, et en fait un accessoire très nocif pour notre environnement, d’autant plus qu’il n’est pas connu pour  sa ténacité. À contrario, il est facilement manipulable et réemployable sous différentes formes. La marque de bonneterie, Swedish Stockings, souhaite s’inscrire comme étant la marque la plus  durable du monde dans son domaine. Ils redoublent d’innovations que ce soit par leur type de  production ou l’utilisation de nouveaux matériaux afin de conserver cette place. En se servant des  déchets pré consommation d’élasthanne vierge, leur collant Keep It 100 est 100% recyclé pour la  première fois dans le monde. Propulseurs d’une consommation responsable, ils encouragent  leurs clients à renvoyer leurs collants synthétiques usés en échange d’un bon de 10%. Ces rebus  post-consommation, seront ensuite recyclés pour en faire de nouveaux collants, intégrés à leur panel de créations, produits en Italie, pour une qualité irréprochable.  

Aussi, le recyclage est une alternative qui fait ses preuves pour sortir de la surconsommation, et  permet de « redonner un sens à la mode ». C’est le parti pris d’Ateliers Unes, une marque  française qui propose des chouchous, collants et socquettes, recyclés, issus de chutes de collants, et produits en circuit court :  dans un rayon de 100km. 

Revaloriser les matières au travers d’accessoires tendances et de qualité.  

Hubert Motte, fondateur de La Vie est Belt, une marque du nord de la France, à Roubaix plus  précisément, base son offre de création sur la revalorisation des matières. Il souhaite concevoir  des accessoires ayant un véritable impact positif et redonne un sens à sa production. Il décline  aujourd’hui différentes gammes de ceintures : Belt Vélo produites à partir de pneus de vélo, belt  pompier, issues de tuyaux des lances à incendie ou encore les Belt cordes, faites à partir de  cordes d’escalade. Véritable « entrepreneur à impact », sa marque est la preuve que les déchets  ne sont pas seulement une mauvaise nouvelle si on les réemploie.  

D’autres possibilités existent pour détourner les matières de leur usage premier, comme la  création de bijoux par la marque Saint Lazare. Créations artisanales lilloises, et issues d’un savoir-faire Français. Ces bijoux éthiques et tendances sont fabriqués à partir de matières  upcyclées diverses. Du bracelet en chutes de caoutchouc et plaqué or, aux boucles d’oreilles et  ceintures en chambre à air de camion et de vélo, ces accessoires véhiculent un passé. Chaque  commande est accompagnée d’une carte racontant la provenance du produit, et s’ajoute au pochon contenant le  bijou, tricoté avec du fil issu du recyclage de bouteilles en plastique.  

La Vie est Belt et Saint Lazare sont acteurs pour la transition écologique et s’engagent  socialement également, en employant des personnes en situation de handicap dans leurs ateliers.  

Ce sont autant de créateurs qui montrent qu’il est possible de militer en faveur d’une révolution de  l’industrie de la mode, tout en étant acteur de cette industrie.  

Le fait-main : un gage de charme et de qualité.

Elle&Sens, marque de bijoux inspirés de la nature, est créée en 2019 par Marion GUITTIER. C’est  une véritable proposition durable sur de nombreux aspects. Tout d’abord, chaque production est  à la commande. Cette initiative, encore peu développée dans les marques de mode et  d’accessoire, solutionne fièrement le problème de surproduction et de gaspillage des matériaux.  De plus, ses créations sont façonnées dans son atelier en Bretagne à partir d’argent recyclé.  Chaque bijou est unique, et est non seulement issu d’une production responsable,  mais incite également à une consommation réfléchie et arbitrée.  

Un autre exemple de production fait-main, à Londres, c’est Wild Fawn, créé par Emma. Elle utilise  les techniques d’orfèvrerie traditionnelle pour la création de ses bijoux en argent et or traçables,  et métal recyclé.  

La fabrication artisanale de bijoux est ancienne, et perdure puisqu’elle fait sens avec la volonté  du client de se différencier par une pièce unique. 

Miser sur la durabilité du produit, afin de lutter contre la surconsommation.

Klaoos est une marque qui produit des parapluies en textile 100% recyclés à partir des déchets  plastiques ou textiles bruts certifiés OEKOTEX. Les poignées sont en bois et certifiées FSC. Ils  indiquent que : « Un parapluie est jeté toutes les deux secondes dans le monde est n’est pas  recyclable ». L’objectif de la marque Klaoos est donc clair : offrir au consommateur un produit  durable et de qualité supérieure, qui permettra de limiter la surconsommation.  

C’est d’ailleurs un des Fléaux de la fast-fashion : une qualité médiocre à bas prix, et un surplus de  déchets qui polluent la planète. C’est pourquoi, miser sur la durabilité de son produit est un pilier  non négligeable pour faire son nom dans cette transition écologique du monde de la mode.  Un autre acteur qui l’a bien compris, c’est Routine, qui fabrique des montres en Franche-Comté  depuis 2016. L’enjeu principal pour eux, c’est de relocaliser toutes les étapes de fabrication afin  de diminuer leur empreinte carbone et faire perdurer le savoir-faire horloger français. Chaque  matériau est sélectionné pour sa robustesse et dispose d’un système de traçabilité fiable. Ils  collaborent même avec la marque de jeans 1083 pour leurs bracelets, fabriqués à partir de chutes  de jean. 

Voici autant de possibilités pour influencer positivement l’industrie de la mode par sa production  d’accessoires. Bien plus que des possibilités, ce sont de véritables opportunités de créer pour  des consommateurs qui cherchent à diversifier leurs achats d’accessoires, et au vu de la prise de  conscience grandissante, pourraient être avides d’innovations tendances en tout genre. 

Ecrit par Agathe Blondiaux


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Réformer l’industrie du jean

Le jean, une pièce industrialisée depuis le 19e siècle.  

L’apparition du jean dans nos vies est ancienne et ses débuts sont principalement marqué par  son industrialisation aux USA via les marques emblématiques comme Lévis et Lee Cooper. En 1860, Levi  Strauss importe le tissu denim des USA en France pour créer cette toile bleue et colorée par de l’indigo.  Initialement porté par les mineurs et les ouvriers, le jean est décliné sous plusieurs coupes et pièces  de modes diverses. Cette pièce se démocratise dans les années 20 et devient un indispensable dans notre garde robe.  

Le jean, une preuve de la mondialisation de l’industrie textile.

La création d’un jean naît d’un long processus d’acheminement entre les pays du monde en  passant par l’Amérique du Sud et l’Afrique pour la récolte du coton. Puis au Japon et en Occident pour  la réalisation du fil, et enfin au Moyen Orient pour la teinture. En effet, avant d’arriver dans nos  armoires, le jean a déjà parcouru une fois et demi le tour de la planète.  

L’impact écologique du jean.

À raison de 60 jeans vendus chaque seconde dans le monde, l’empreinte carbone laissée par la  star du denim n’est pas sans conséquence. Aussi, dans cette perspective de production  intensive, une quantité importante de pesticides et produits chimiques sont déployés afin de  fortifier les pousses de coton. Enfin, il revêt également la 3e position de l’activité  agricole la plus consommatrice d’eau après le riz et le soja, avec en moyenne 10 000 litres d’eau nécessaire pour 1 jean créé, dans des pays où les sources sont rares et précieuses.  

Ces différents aspects noircissent le portrait du jean pourtant perçu comme une pièce de mode incontournable, il est donc nécessaire d’agir.  

Au tournant actuel de l’industrie de la mode vers un système circulaire et durable, de multiples  alternatives s’offrent aux producteurs de jeans afin de responsabiliser leurs actions.  

Relocaliser sa production.

Dao Davy et Fair Blue Jeans ont fait le choix de produire 100% local. 

Pour Davy Dao, il s’agit d’une  production française, suite à un déclic face aux catastrophes environnementales. Leurs pièces sont faites sur mesure et conçues à l’aide de machines anciennes provenant d’anciens tailleurs. Leur savoir-faire historique leur permet de se démarquer, en plus d’avoir conçu le premier  jean « à pousser » en France : le Denim Lin. 

Fair Blue jeans est une marque italienne, qui a choisi la production locale. Elle crée son fil de coton bio organique, et a fait le choix de réduire les produits chimiques et 70% de son  utilisation d’eau. Labellisés GOTS et vegan, la marque se démarque également par sa qualité.  Gaulois Jeans, production exclusivement française, est encore un exemple de réussite d’un  marché local (et français). En se responsabilisant, ces industries du jean se distinguent par leur  singularité et leur authenticité, remettant au goût du jour les valeurs du jean ancestral.  

Un engagement au cœur de la marque.

D’autres marques ont dans leur ADN même cette volonté de durabilité. 1083, est non seulement  le nom donné à la marque créée par Thomas en 2013, mais également le nombre maximum de  kilomètres sur lesquels s’étend la fabrication de leurs jeans. Auteur du jean infini, un jean en  polyester recyclé issu de déchets des océans et de bouteilles plastiques. Il a également mis en  place un système de consigne pour ces articles qui permet aux consommateurs de récupérer  20€ contre leur jean usé.

Une autre marque a fait le choix d’intégrer à son ADN cet engagement responsable. Il s’agit de la marque Le pantalon, qui propose des gammes  permanentes de jean, et s’investît plutôt sur l’anticipation de la demande, ainsi que la bonne  gestion des stocks. Afin de ne pas imposer au consommateur une contrainte de temps qui incite  à l’achat, ils ne participent ni aux soldes, ni au Black Friday. Leurs prix qui sont en corrélation  avec les coûts réels et non le marché, valorisent une consommation responsable et réfléchie.  Aussi, ils n’ont pas de revendeur, ce qui leur permet de maîtriser les coûts, et interagissent avec  un minimum d’intermédiaires, afin de garder une main mise sur la provenance des matières  premières, et du respect de l’environnement et des pratiques sociales.

D’autres marques suivent également cette lancée de responsabilisation comme Kings of Indigo, ou encore Patine Paris. Ainsi, les idées sont nombreuses pour donner à sa marque un nouveau tournant qui s’inscrit dans  une démarche éco-responsable. 

La location de jean.

La location de prêt à porter est très en vogue dans le domaine de la mode, et si c’est  principalement sur le domaine du luxe qu’elle existe, Mud Jeans a aussi fait le choix de cette  pratique pour son business. Son objectif est que ses jeans « ne deviennent jamais des déchets ».  Pour 9,95€ par mois, le jean est loué, échangeable, et au bout d’un an, il peut appartenir au client.  Les jeans usés sont quant à eux, recyclés, broyés puis mélangés avec du coton organique pour  en créer de nouveaux. Ce système est un exemple d’économie circulaire, et de  responsabilisation du consommateur, redoublant d’ingéniosité puisqu’il surfe sur la vague d’une  consommation rapide et changeante, en phase avec les mentalités actuelles.  

Le jean et le luxe.

L’industrie du luxe, elle aussi, se doit d’agir pour l’environnement. Le site internet Re/done,  propose des partenariats avec des marques comme l’incontournable Levi’s, ou encore Hanes, en  éditions limitées. Cette action est appelée le surcyclage : cela consiste à utiliser des matières  premières aimées et prolonger leur durée de vie en écoulant les stocks qui stagnent. Autrement  dit, la marque s’occupe de détourner ces stocks de la décharge en les transformant en produit de  luxe. Un autre exemple est celui de la marque Ronald Van Der Kemp. Ces pièces reconnues  comme de l’ultra-luxe, sont entièrement basées sur l’upcycling de pièces de jeans, transformées  en collections grandioses et iconiques.  

Ce sont autant d’aspects et de pratiques qui sont rendues possibles afin de trouver des alternatives à l’impact environnemental pour la fabrication des jeans, depuis des années. De nombreuses voies s’offrent aux créateurs de denim pour se démarquer et agir conjointement. 

Ecrit par Agathe Blondiaux


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