Quels sont les avantages de la maroquinerie en liège?

Découvrez les avantages écologiques de la maroquinerie en liège

La maroquinerie en liège connaît un regain d’intérêt ces dernières années. En effet, les préoccupations croissantes des consommateurs au sujet des questions environnementales les amènent à s’interroger sur l’origine des produits, en particulier dans le domaine de la mode.

 C’est pour cette raison que le liège, matière naturelle, est devenue particulièrement tendance. Certains consommateurs sont soucieux de réduire leur empreinte carbone et de limiter leur impact environnemental. Ils ont ainsi la possibilité de faire le choix d’une mode plus responsable et durable avec la maroquinerie en liège.

 Cette matière est issue du chêne-liège. On en trouve principalement dans les régions méditerranéennes, surtout au Portugal. Dans ce pays, la fabrication de produits en liège est très ancienne et ce savoir-faire ancestral est mis au service d’un artisanat d’exception.

Le liège utilisé en maroquinerie provient de l’écorce du chêne-liège. Sa récolte est faite à la main, afin de ne pas blesser l’arbre. L’écorce de l’arbre se reconstitue ensuite naturellement après plusieurs années. Les forêts sont ainsi préservées.

 Après la récolte, le liège est transformé en feuilles qui seront utilisées notamment dans la confection de sacs et autres accessoires en liège.

Cette pratique traditionnelle de récolte du liège a été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2011, reconnaissant ainsi son importance pour la préservation des forêts et la promotion de l’artisanat local.

chêne liège

Le liège est donc une matière écologique qui ne nuit pas à l’environnement. Il faut aussi souligner qu’il est biodégradable et recyclable.

Cette matière naturelle est donc une alternative aux sacs en cuir ou en matériaux synthétiques et permet de faire le choix d’une mode écoresponsable.

Quelles sont les qualités du liège en maroquinerie?

La maroquinerie en liège bénéficie des multiples qualités de cette matière. Le sac en liège est très léger, ce qui permet d’emporter avec soi tous ses essentiels, tout en restant agréable à porter.

Il est aussi d’une grande souplesse, imperméable et résistant aux taches. Un sac en liège soumis aux intempéries gardera son contenu intact.


Par ailleurs, les produits en liège sont très résistants, ce qui les rend durables et permet de les garder plus longtemps au lieu de les remplacer régulièrement. La maroquinerie en liège s’inscrit donc dans une démarche responsable, en opposition avec la tendance de la fast fashion.

Enfin, le sac en liège est hypoallergénique, antibactérien et anti-moisissures, ce qui en fait un choix parfaitement adapté aux personnes allergiques ou sensibles aux produits chimiques.

Les atouts esthétiques de la maroquinerie en liège

La maroquinerie en liège présente un aspect naturel et élégant. Les sacs et accessoires peuvent être utilisés aussi bien par les femmes que par les hommes. Que ce soit pour une utilisation quotidienne ou pour une occasion spéciale, la maroquinerie en liège reste un choix sûr.
La beauté naturelle du liège en fait un matériau unique pour la fabrication de sacs à main d’exception. Il offre une esthétique naturelle et chaleureuse. Ses tons variés allant du beige clair au marron plus foncé offrent de nombreuses possibilités pour les designers.

Crédit photo site Modaserverpro

En outre, de nombreux sacs et accessoires sont inspirés de la culture portugaise. Les azulejos portugais sont fréquemment utilisés pour décorer les produits de marques portugaises telles que Sobreiro ou Elenco. Les sacs à main conçus au Portugal se distinguent ainsi par leur capacité à marier la tradition portugaise et un design plus moderne. 

Crédit photo site Modaserverpro
Crédit photo site Modaserverpro

En optant pour des articles de maroquinerie en liège, les consommateurs peuvent afficher leur choix en faveur d’un mode de vie et de consommation plus respectueux de l’environnement. Ils marquent leur engagement social et environnemental tout en se distinguant avec un produit raffiné et élégant. 

Écrit par François de Liège Éthique


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Circularité dans la mode : Des business model qui favorisent la durabilité

Dans le monde, où la mode évolue à un rythme effréné, la nécessité de repenser les business modèles traditionnels devient impérative. L’industrie de la mode, longtemps critiquée pour son impact environnemental et social. Cette industrie est confrontée à un défi crucial : adopter des business modèles durables. La prise de conscience croissante des consommateurs quant aux enjeux environnementaux et éthiques redéfinit les normes de réussite pour les entreprises du secteur. Cette transformation vers la durabilité dans le secteur de mode et du textile est au cœur même des business modèles. Elle est incontournable pour garantir la viabilité à long terme. Dans cette optique, nous explorerons la circularité dans la mode, examinant comment elle devient un moteur essentiel de durabilité, de créativité et de responsabilité sociale. Cette exploration vise à dévoiler les opportunités qu’offre la durabilité et les défis qu’il convient de relever pour transformer fondamentalement l’industrie de la mode.

1. Comprendre la circularité dans la mode

Les principes de la circularité

La circularité dans la mode repose sur la création de cycles fermés où les ressources sont utilisées de manière efficiente et durable. La circularité repose sur plusieurs principes essentiels visant à transformer les processus de production et de consommation. Ces principes favorisent un modèle économique plus respectueux de l’environnement en minimisant les déchets, en optimisant l’utilisation des ressources et en encourageant la réutilisation.

On retrouve plusieurs principes comme :

  • La conception en boucle (Design for Circular)
  • L’économie de la fonctionnalité
  • Le recyclage et l’upcycling
  • L’économie du partage
  • L’optimisation de l’utilisation des ressources
  • Un approvisionnement durable
  • La responsabilité élargie du producteur
  • Des systèmes d’information et de traçabilité

Ces principes de circularité visent à transformer l’industrie vers des modèles plus durables, où l’économie est pensée en cycles fermés plutôt qu’en lignes linéaires, contribuant ainsi à minimiser l’impact négatif sur l’environnement et à créer une économie plus résiliente et responsable.

L’importance de la circularité pour la durabilité

La mode, en tant qu’industrie, est confrontée à des défis environnementaux majeurs, de la surproduction au gaspillage. La circularité émerge comme une réponse cruciale pour réduire l’empreinte écologique. Également de favoriser une utilisation plus efficiente des ressources et promouvoir des pratiques durables.

modr

2. Exemples concrets de business model circulaires

La location et l’échange de vêtements

L’adoption de modèles basés sur la location et l’échange de vêtements révolutionne la façon dont les consommateurs accèdent à la mode, réduisant ainsi la pression sur la production constante de nouveaux articles. Cette approche promeut l’idée que la mode peut être expérimentée sans nécessairement posséder chaque pièce.

Deux types de location :

  • Longue durée : Certains services de location de vêtements fonctionnent sur un modèle d’abonnement mensuel. Les abonnés peuvent louer un certain nombre d’articles à la fois, les échanger régulièrement ou les conserver aussi longtemps qu’ils le souhaitent. Ces services de location offrent la possibilité de louer des vêtements au quotidien. Ce qui permet aux consommateurs de diversifier leur garde-robe sans avoir à acheter de nouveaux articles.
  • Courte durée : Des entreprises spécialisées proposent la location de vêtements pour des événements spéciaux tels que mariages, soirées ou occasions formelles. Les utilisateurs peuvent louer des tenues haut de gamme pour une période déterminée.

La location de vêtement existe dans différents secteurs :

  • L’événementiel
  • Le sport
  • Pour le quotidien
  • La maternité et la puériculture
  • Les vêtements de travail

Concernant l’échange de vêtements, certains magasins physiques ou en ligne offrent des programmes d’échange. Ces programmes permettent aux clients de ramener des vêtements usagés en échange de réductions ou de crédits pour de nouveaux achats. Il existe aussi des plateformes d’échange permettent aux utilisateurs de troquer leurs vêtements avec d’autres membres de la communauté. Ces échanges peuvent être basés sur des systèmes de points ou de crédits.

La diversité des types de location et d’échange de vêtements reflète la variété croissante d’options disponibles pour les consommateurs souhaitant adopter une approche plus durable de leur garde-robe. Ces modèles offrent une flexibilité accrue tout en contribuant à réduire l’impact environnemental de l’industrie de la mode.

L’upcycling et recyclage des matériaux

L’upcycling et le recyclage des matériaux représentent des stratégies novatrices dans la mode visant à réduire l’impact environnemental tout en favorisant la création de pièces uniques et durables. Ces approches contribuent à repenser la manière dont l’industrie aborde la production et la gestion des déchets.

Pour rappel : L’upcycling, ou surcyclage, consiste à transformer des matériaux ou des produits existants en leur donnant une valeur supérieure. Contrairement au recyclage traditionnel, l’upcycling vise à créer des articles de qualité égale ou supérieure à ceux d’origine.

L’upcycling peut s’appliquer à une variété de matériaux, tels que les textiles, le cuir, le plastique, les métaux, et même des objets non conventionnels, donnant une seconde vie à des éléments souvent négligés. En réutilisant des matériaux existants, l’upcycling contribue à réduire la quantité de déchets textiles et à minimiser l’impact écologique lié à la production de nouveaux matériaux.

Le recyclage des matériaux implique la collecte, le traitement et la réutilisation des matériaux existants pour créer de nouveaux produits. Dans le contexte de la mode, cela peut inclure le recyclage de textiles, de fibres et d’autres composants.

Les textiles recyclés peuvent être issus de bouteilles en plastique, de déchets post-industriels, ou même de vêtements usagés transformés en fibres recyclées. Ces fibres peuvent ensuite être intégrées dans de nouveaux produits textiles.

Le recyclage des matériaux permet de réduire la consommation de ressources naturelles et d’énergie nécessaires à la production de nouveaux matériaux, contribuant ainsi à une empreinte carbone plus faible.

L’upcycling et le recyclage des matériaux offrent des solutions créatives et durables pour l’industrie de la mode. Ces solutions mettant en lumière l’importance de repenser notre relation avec les vêtements et les matériaux pour un avenir plus circulaire.

Les stratégies de conception durable

L’intégration de stratégies de conception durable dès le début du processus créatif permet de minimiser l’impact écologique tout au long du cycle de vie d’un produit.

Cela inclut :

  • La sélection de matériaux durables
  • La conception modulaire pour faciliter la réparation
  • Le recyclage
  • La réduction des composants nuisibles à l’environnement
  • La réduction des ressources et des déchets
  • Utilisation de teintures moins impactantes
  • Privilégier la qualité à la quantité
  • Utilisation de modèles circulaires
  • Transparence

3. L’impact sur l’industrie de la mode

Les changements perceptibles dans le paysage de la mode

Les changements dans le secteur de la mode résultant de l’adoption de business modèles circulaires influencent la dynamique concurrentielle et les attentes des consommateurs. Les marques évoluent pour répondre à une demande croissante de durabilité, redéfinissant ainsi les normes de réussite dans l’industrie.

Les influences sur les tendances de consommation

La circularité a un impact direct sur les tendances de consommation, redéfinissant les attentes des consommateurs en matière de mode durable. Les consommateurs deviennent plus conscients de leur pouvoir d’influencer le marché par leurs choix d’achat, favorisant ainsi des pratiques plus responsables.

4. Le rôle des consommateurs

L’éducation et sensibilisation

Sensibiliser les consommateurs à l’importance de la circularité dans la mode est essentiel pour stimuler la demande de produits durables. L’éducation informe les choix d’achat en encourageant une approche plus réfléchie et responsable de la consommation.

L’influence sur les marques et les choix d’achat

Le pouvoir des consommateurs dans la transformation des business modèles vers la circularité est mis en évidence par leurs choix d’achat conscients et leur soutien aux marques durables. Les consommateurs deviennent des agents du changement en récompensant les entreprises qui adoptent des pratiques plus durables.


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La teinture naturelle pour une mode écologique

Les Fondements de la Teinture Naturelle

1. Les principes de base de la teinture naturelle

La teinture naturelle repose sur des principes fondamentaux visant à extraire des pigments colorés de sources végétales pour teindre les textiles de manière respectueuse de l’environnement. Ces principes incluent des techniques ancestrales transmises de génération en génération. Ces techniques mettent en avant la connexion entre l’homme et la nature.

2. Les matières premières utilisées et les combinaisons de couleurs possibles

Les matières premières utilisées dans la teinture naturelle proviennent principalement du règne végétal, telles que : les plantes, les racines, les feuilles, et parfois même les insectes. L’art de combiner ces ressources permet de créer une palette variée de couleurs, chaque teinture naturelle étant unique. La richesse de ces combinaisons offre une alternative séduisante aux teintures synthétiques.

Les combinaisons de couleurs possibles dans la teinture naturelle dépendent des matières premières végétales utilisées et de la méthode de préparation. Voici quelques exemples de combinaisons de couleurs obtenues à partir de sources végétales couramment utilisées :

Rouge

  • Matières premières : Cochenille, garance, écorce de grenade
  • Combinaisons : Cochenille + garance pour un rouge intense, garance + écorce de grenade pour un rouge profond

Bleu

  • Matières premières : Indigo, myrtille
  • Combinaisons : Indigo seul pour un bleu classique, myrtille + indigo pour un bleu violet

Jaune

  • Matières premières : Curcuma, feuilles de noyer, fleurs de souci
  • Combinaisons : Curcuma pour un jaune vif, curcuma + feuilles de noyer pour un jaune moutarde, souci + curcuma pour un jaune plus doux

Vert

  • Matières premières : Indigo + curcuma, feuilles d’épinard
  • Combinaisons : Indigo + curcuma pour un vert turquoise, épinard pour un vert plus naturel

Marron

  • Matières premières : Écorce de chêne, écorce de noyer, pelures d’oignon
  • Combinaisons : Écorce de chêne + écorce de noyer pour un marron foncé, pelures d’oignon + écorce de noyer pour un marron plus clair

Gris

  • Matières premières : Feuilles de sauge, écorce de chêne
  • Combinaisons : Sauge + écorce de chêne pour un gris subtil

Il est important de noter que la teinture naturelle peut être influencée par plusieurs facteurs tels que le type de tissu, le pH de l’eau, la durée d’immersion et la méthode de fixation des couleurs. Les combinaisons de couleurs peuvent varier en fonction de ces paramètres. Ce qui offre ainsi une certaine flexibilité créative dans le processus de teinture naturelle.

3. Processus de production durable et méthode

Le processus de production durable de la teinture naturelle implique une gestion attentive des ressources, minimisant les déchets et les émissions nocives. Les méthodes traditionnelles, souvent manuelles, favorisent une approche artisanale, tandis que des innovations émergent pour rendre la production plus efficace et moins gourmande en énergie.

4. Application sur différents types de textiles

La polyvalence de la teinture naturelle s’étend à divers types de textiles. La capacité de la teinture naturelle à s’adapter à une multitude de matériaux confère à cette méthode un avantage considérable dans l’industrie textile, ouvrant la voie à une mode plus écologique et diversifiée.

La teinture végétale est généralement plus efficace sur des fibres naturelles, telles que le coton, le lin, la soie et la laine. Ces fibres absorbent mieux les pigments naturels présents dans les plantes. Cependant, elle peut également être utilisée sur certaines fibres artificielles et synthétiques, bien que les résultats puissent varier en termes de couleur, de durabilité et d’adhérence. Les fibres synthétiques, comme le polyester, le nylon et l’acrylique, sont plus difficiles à teindre avec des teintures végétales en raison de leur nature hydrophobe. Les pigments naturels ont du mal à pénétrer ces fibres, ce qui peut entraîner une faible adhérence et des couleurs moins vibrantes.

Bien que la teinture végétale soit souvent associée aux fibres naturelles. Des expérimentations et des avancées technologiques sont en cours pour élargir son application à d’autres types de fibres. Les résultats peuvent varier en fonction de la combinaison spécifique de la teinture, de la fibre et des techniques de traitement utilisées.

Les avantages écologiques de la teinture naturelle

1. Réduction de l’empreinte carbone

La teinture naturelle présente un avantage environnemental significatif en réduisant l’empreinte carbone associée aux teintures synthétiques. En utilisant des ressources végétales locales, cette pratique contribue à minimiser les émissions de gaz à effet de serre liées au transport et à la production de matières premières.

2. Diminution des substances toxiques dans l’environnement

L’élimination des produits chimiques toxiques utilisés dans les teintures synthétiques est l’un des principaux atouts de la teinture naturelle. En optant pour des extraits végétaux, cette méthode réduit les risques de pollution de l’eau et des sols, préservant ainsi la santé des écosystèmes environnants.

3. Préservation de la biodiversité

En favorisant l’utilisation de plantes locales, la teinture naturelle encourage la préservation de la biodiversité. Elle contribue à préserver les écosystèmes naturels en évitant la monoculture intensive et en soutenant la variété des espèces végétales nécessaires à la teinture.

Défis et Solutions

1. Les contraintes de la teinture naturelle

Malgré ses nombreux avantages, la teinture naturelle fait face à des défis tels que :

  • La disponibilité saisonnière des matières premières,
  • La variabilité des couleurs obtenues,
  • La dépendances aux conditions climatique,
  • La durée et le processus peuvent être plus long,
  • La quantité de matières premières requise,
  • La limitation de palette de couleur,
  • Le manque de stabilité des couleurs.

Ces contraintes nécessitent une approche créative pour assurer une production constante et prévisible.

2. Recherche de solutions durables

La recherche de solutions durables dans la teinture naturelle vise à résoudre certains défis liés à cette méthode tout en renforçant son caractère écologique. Voici quelques approches pour rendre la teinture naturelle plus durable :

Diversification des sources végétales :

  • La recherche de nouvelles sources végétales pour la teinture naturelle peut garantir une variété de couleurs tout en réduisant la pression sur certaines plantes spécifiques. Cela favorise également la biodiversité et prévient la surexploitation de ressources.

Agriculture régénératrice :

  • Encourager des pratiques agricoles régénératrices pour les plantes utilisées dans la teinture naturelle contribue à maintenir la santé des sols, à préserver la biodiversité et à garantir un approvisionnement durable des matières premières.

Partenariats avec les communautés locales :

  • Établir des partenariats durables avec les communautés locales qui cultivent les plantes pour la teinture naturelle peut garantir des pratiques agricoles éthiques, des conditions de travail justes et une préservation des connaissances traditionnelles.

Recherche sur la fixation des couleurs :

  • Investir dans la recherche visant à améliorer les méthodes de fixation des couleurs permettrait de prolonger la durabilité des teintures naturelles, réduisant ainsi la décoloration avec le temps et améliorant la résistance au lavage.

Éducation et sensibilisation :

  • Sensibiliser les consommateurs à la teinture naturelle, à ses avantages et à ses défis, peut encourager une demande accrue pour des produits teints naturellement. Une éducation sur la durabilité et les choix éthiques peut influencer positivement les comportements d’achat.

Développement de normes et certifications :

  • Élaborer des normes et des certifications spécifiques pour la teinture naturelle peut encourager les entreprises à adopter des pratiques durables. Ces labels pourraient inclure des critères liés à la biodiversité, à l’éthique et à la gestion responsable des ressources.

Recyclage des déchets de teinture :

  • Trouver des solutions pour recycler les déchets de teinture, tels que les plantes après extraction, peut contribuer à réduire l’impact environnemental global du processus de teinture.

Optimisation des processus de production :

  • Appliquer des pratiques de gestion efficace des ressources, minimisant les déchets et optimisant l’utilisation de l’eau et de l’énergie, peut rendre la teinture naturelle plus durable sur le plan industriel.

En combinant ces approches, il est possible de créer une chaîne d’approvisionnement de teinture naturelle plus durable, répondant aux normes environnementales, sociales et économiques.

3. Innovations technologiques dans le domaine

Les innovations technologiques dans le domaine de la teinture naturelle, lorsqu’elles sont appliquées à une échelle industrielle, visent à rendre le processus plus efficace, économiquement viable et respectueux de l’environnement. Voici quelques innovations notables dans ce domaine :

Extraction assistée par ultrasons :

  • L’utilisation d’ultrasons dans le processus d’extraction des pigments des matières végétales peut accélérer le processus. Cela permet une extraction plus efficace des colorants, réduisant ainsi la durée totale du processus de teinture.

Technologies d’encapsulation :

  • Des techniques d’encapsulation sont utilisées pour protéger les pigments extraits de manière à améliorer leur stabilité et leur durabilité. Cela permet d’éviter la dégradation des couleurs au fil du temps et d’assurer une meilleure tenue sur les textiles.

Automatisation des processus :

  • L’introduction de technologies d’automatisation dans les lignes de production de teinture naturelle peut contribuer à améliorer l’efficacité et à réduire les coûts de main-d’œuvre. Des systèmes automatisés peuvent surveiller et contrôler précisément les paramètres du processus.

Utilisation de catalyseurs naturels :

  • L’introduction de catalyseurs naturels, tels que des enzymes spécifiques, peut accélérer certaines réactions chimiques impliquées dans le processus de teinture. Cela permet de réduire la dépendance à des agents chimiques plus agressifs.

Gestion intelligente de l’énergie :

  • L’adoption de systèmes de gestion de l’énergie intelligents peut contribuer à minimiser l’empreinte carbone des installations de teinture. L’utilisation judicieuse de l’énergie, couplée à des sources d’énergie renouvelable, peut rendre le processus plus durable.

Évaluation en temps réel de la qualité :

  • Des technologies de surveillance en temps réel permettent d’évaluer la qualité des teintures tout au long du processus de production. Cela garantit une uniformité des couleurs et permet d’apporter des ajustements instantanés en cas de variations indésirables.

Technologies de fixation des couleurs :

  • Des recherches sont menées sur des méthodes de fixation des couleurs qui réduisent la décoloration au fil du temps et minimisent le relargage de colorants dans l’environnement.

Innovation dans la traçabilité :

  • L’adoption de technologies de traçabilité blockchain peut garantir une transparence totale tout au long de la chaîne d’approvisionnement, rassurant ainsi les consommateurs quant à l’origine éthique des matières premières.

Ces innovations technologiques contribuent à moderniser le processus de teinture naturelle, faisant ainsi progresser l’industrie textile vers des pratiques plus durables et respectueuses de l’environnement.


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Le rôle des ONG dans l’industrie du textile

En quoi les ONG ont-elles un impact sur l’industrie du textile?

Le rôle des organisations non gouvernementales (ONG) dans l’industrie du textile est significatif, car elles jouent un rôle essentiel dans la promotion de pratiques durables, la protection des droits des travailleurs et la sensibilisation aux problèmes environnementaux liés à cette industrie. Voici un aperçu de leur rôle, de leur classification et quelques exemples d’actions spécifiques sur les marques.

Le rôle des ONG dans l’industrie du textile :

  1. Promotion de pratiques durables : Les ONG œuvrent pour encourager les pratiques durables au sein de l’industrie textile. Cela inclut la promotion de l’utilisation de matières premières durables, la réduction des déchets. Et la mise en place de processus de production respectueux de l’environnement.
  2. Droits des travailleurs : Les ONG se concentrent sur la protection des droits des travailleurs dans l’industrie textile. Elles travaillent à la sensibilisation des conditions de travail, à l’élimination du travail des enfants, et à la promotion de salaires équitables.
  3. Sensibilisation aux enjeux sociaux et environnementaux : Les ONG jouent un rôle crucial dans la sensibilisation du public aux problèmes sociaux et environnementaux liés à l’industrie textile. Elles cherchent à informer et mobiliser les consommateurs pour encourager des choix responsables.

Classification des ONG avec des exemples :

Les ONG impliquées dans l’industrie textile peuvent être classées en différentes catégories en fonction de leurs domaines d’intervention. Voici quelques exemples de catégories avec des liens vers des ONG spécifiques :

  1. Droits des travailleurs : Certaines organisations se concentrent sur la protection des droits des travailleurs dans l’industrie du textile. Un exemple est l’association Sherpa, qui travaille pour la défense des droits humains et la protection de l’environnement.
  2. Durabilité environnementale : Des ONG comme Greenpeace. Elles se consacrent à la promotion de pratiques durables et à la protection de l’environnement dans l’industrie textile.
  3. Éthique et commerce équitable : Des organisations telles que Fair Wear Foundation. Elles s’engagent à promouvoir des conditions de travail équitables et éthiques dans la production de vêtements.

Exemples d’actions sur les marques :

  1. Campagnes de sensibilisation : Les ONG mènent des campagnes de sensibilisation ciblées. Dans le but d’informer le public sur les pratiques douteuses de certaines marques et les encourager à faire des choix éthiques.
  2. Évaluations et classements : Certaines organisations publient des évaluations et des classements des marques en fonction de leur engagement envers la durabilité, les droits des travailleurs et d’autres critères éthiques.
  3. Dialogue avec les entreprises : Les ONG engagent un dialogue avec les entreprises pour les inciter à adopter des pratiques plus responsables et à améliorer leurs politiques en matière de droits de l’homme et d’environnement.

En conclusion, les ONG jouent un rôle crucial dans la transformation de l’industrie du textile. Dans le but d’aller vers des pratiques plus durables et éthiques. Les organisations vont sensibiliser le public, en plaider en faveur des droits des travailleurs, et collaborer avec les entreprises pour promouvoir des changements positifs.


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Focus sur les labels Coton & Textile Fairtrade/Max Havelaar

Tout le monde a déjà vu le logo Fairtrade/Max Havelaar lors de ses courses au supermarché, mais saviez-vous que le label était également présent dans le textile? On vous dit tout sur ce label !

Max Havelaar
Coopérative et village de Santan Koutou

1) Présentation générale Fairtrade/Max Havelaar France

Créée en 1992, l’ONG Max Havelaar France est membre fondatrice du mouvement international Fairtrade/Max Havelaar. Celui-ci a pour but de développer le commerce équitable et de faire respecter les droits humains et de l’environnement. L’objectif est de créer des débouchés pour les agriculteurs et les travailleurs des pays en développement, en leur assurant des conditions de travail équitables et en promouvant des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.

Fairtrade International est une organisation indépendante à but non lucratif propriétaire du label Fairtrade. Fairtrade International est responsable de la rédaction du cahier des charges du label et de sa gestion. Flocert, organisme d’audit social certificateur pour Fairtrade, contrôle l’application des règles. 

Aujourd’hui, le mouvement Fairtrade représente 26 organisations nationales (Max Havelaar France est l’une d’entre elles), 1880 organisations de producteurs et 2 millions d’agriculteurs et de travailleurs dans le monde. 

Max Havelaar France mobilise les entreprises, les consommateurs et les pouvoirs publics afin de transformer les pratiques et de soutenir les producteurs et travailleurs défavorisés. Ainsi, elle sensibilise l’opinion publique et milite en faveur d’une économie mondiale éthique et responsable.

Le commerce équitable

Le commerce équitable est un modèle “alternatif” économique qui agit en lien avec le développement durable sur l’économie, le social et l’environnement. Cette pratique permet de garantir des conditions commerciales plus justes pour les producteurs des pays d’Afrique, Asie et Amérique latine. 

Ce label va donc permettre de combattre la pauvreté en donnant la possibilité aux travailleurs de pouvoir vivre de leur travail. 

Tout d’abord, pour réussir cette mission, l’ONG a instauré un prix minimum garanti versé aux producteurs et aux productrices pour leur apporter une stabilité et une sécurité lorsque les prix du marché s’effondrent. Ce prix minimum est déterminé en accord avec toutes les parties prenantes du mouvement Fairtrade international.

En plus du prix minimum garanti, il y a la prime développement. Cette prime est payée par le premier acheteur à la coopérative de producteurs.  Elle est destinée à des projets collectifs, économiques, sociaux et environnementaux. L’utilisation de cette prime est choisie de manière collective. 

Le label garantit aussi une autonomie et une gestion démocratique des coopératives de producteurs et la préservation de l’environnement.

Les produits labellisés

Voici une liste de produits pouvant être labellisés : 

  • Les aliments comme le café et le thé, les fruits (exemples ; bananes, mangues, ananas, citrons verts…), le chocolat et le cacao, le sucre, les jus de fruits, les céréales (exemples : riz, quinoa…), les roses, les épices, huiles, et depuis récemment et pour la France, le blé ou le lait. Cette liste n’est pas exhaustive. 
  • Mais aussi le coton (matière agricole) et le textile (matière transformée par une usine)

2) Le Label coton 

label coton

La production mondiale textile du coton serait estimée à environ 40%, selon Natura sciences. Le coton est cultivé à peu près partout à travers le monde.

Il existe deux modes de production

  • La culture intensive, mise en œuvre par exemple aux États-Unis, au Brésil ou en Australie est axée sur la monoculture. Ce mode de production nécessite de l’irrigation, de plus, la récolte est mécanisée 
  • La culture traditionnelle, qu’on retrouve en Afrique et en Inde, privilégie la polyculture. Le coton est cultivé en rotation avec des cultures alimentaires. Pluviale, elle n’a pas besoin d’irrigation. La récolte se fait manuellement et a moins recours aux traitements insecticides que la culture intensive. Cette culture ne sollicite pas systématiquement des OGM. 

C’est cette culture traditionnelle que Fairtrade certifie. L’Afrique et l’Asie sont les deux continents où les conditions de travail sont les plus difficiles, de même que les enjeux humains et environnementaux sont les plus importants.

Les enjeux

Premier enjeu : Les revenus

  • Les revenus sont trop bas et ne permettent pas de couvrir les coûts de production. 
  • Les prix fluctuent en fonction du marché, apportant beaucoup d’instabilité de rémunération. 
  • La concurrence mondiale avantage des pays industrialisés et mécanisés, aux immenses surfaces irriguées, mécanisées et bénéficiant de subventions d’État au détriment de pays aux petites parcelles, de producteurs vulnérables, récoltant à la main et dépendant des aléas climatiques 

Deuxième enjeu : L’environnement

  • Le coton nécessite l’utilisation d’une grande quantité d’eau pour l’irrigation et les produits chimiques. 
  • L’utilisation d’OGM (génétiquement modifiés) permet de rendre les plantes plus résistantes et promet un meilleur rendement. Approximativement 80% du coton est OGM au niveau mondial. 
  • Une baisse de fertilité des sols, mais aussi des problèmes d’érosion suite aux techniques agricoles et à l’utilisation des pesticides. 
  • Le dérèglement climatique qui affecte les récoltes

Troisième enjeu : Les conditions de travail

  • Le travail des enfants dans les champs comme dans les usines

Les conditions de travail sont éprouvantes, et la liberté syndicale n’est pas reconnue.

Le label Fairtrade/Max Havelaar apporte une réponse aux problématiques économiques, sociales et environnementales que peuvent rencontrer les producteurs de coton.

La réponse de Fairtrade/Max Havelaar aux enjeux économiques

Au niveau économique, comme nous l’avons expliqué précédemment, Fairtrade International a mis en place un prix minimum et une prime de développement.

La réponse de Fairtrade/Max Havelaar aux enjeux sociaux

Pour la partie sociale, le label offre aux travailleurs une liberté d’association en encourageant de petits producteurs à se regrouper dans des coopératives. C’est la raison pour laquelle la Chine ne fait pas partie des zones géographiques de Max Havelaar. Le label encourage aussi le respect des droits et une protection avec l’interdiction du travail forcé et du travail des enfants.

La réponse de Fairtrade/Max Havelaar aux enjeux environnementaux

Enfin, sur le plan environnemental, les OGM tout comme certains produits phytosanitaires dangereux sont interdits.

Fairtrace

Le label coton Fairtrade garantit une traçabilité physique du coton sur toute la chaîne de production, du champ à la confection. Le cahier des charges exige d’utiliser au minimum 50% de coton (100% Fairtrade) dans le produit final et 30% pour les vêtements professionnels.

Le coton équitable Fairtrade/Max Havelaar est traçable physiquement de la graine au produit fini grâce à Fairtrace. Une plateforme collaborative de reporting et d’assurance de FLOCERT (organisme certificateur). Celle-ci est disponible pour tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement certifiés Fairtrade. Elle capture les données de transaction Fairtrade (volumes, prix minimum et prime) et permet aux utilisateurs de collaborer dans le reporting et la vérification des informations via des poignées de main virtuelles.

La filière coton chez Max Havelaar représente : 

  • 40 033 producteurs dont 19% de femmes 
  • 8 pays producteurs (Inde, Burkina Faso, Égypte, Kirghizistan, Pakistan, Sénégal, Tadjikistan et Ouganda) 
  • 20 organisations de producteurs dans 8 pays 
  • 55 318 tonnes de coton produit dont 57% en Bio 
  • 1,55 M€ de prime de développement en 2021 pour des projets (31% reste du monde et 69% Inde)

Armor Lux est la première marque en France à avoir intégré un coton certifié Fairtrade dans ses produits textiles. 

La coopérative Vasudha Organic

Prenons le cas du projet financé par la prime de développement : la coopérative Vasudha Organic (Inde – région de Madhya Pradesh)

Cette coopérative compte 1500 agriculteurs de coton biologique en Inde. 

C’est ainsi que la prime de développement a permis de mettre en place un centre de développement des compétences pour les femmes, des éclairages publics solaires et des toilettes pour les femmes, de construire une école et un entrepôt, mais aussi l’accès à l’eau potable et un système d’irrigation goutte à goutte pour les champs. 

3) Le Label textile

label textile

À la suite du drame du Rana Plaza au Bangladesh en 2013, provoquant plus d’un millier de morts, Fairtrade International a souhaité, avec un nouveau standard, renforcer les droits et la sécurité des ouvriers et des ouvrières de l’industrie textile, pour garantir des normes élevées en termes de conditions de travail et de durabilité environnementale. 

Créé en 2016, le standard textile offre aux entreprises la possibilité d’apporter des changements positifs à l’industrie. Il vise à améliorer les conditions de travail et à renforcer les droits des travailleurs du secteur textile de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement (et non uniquement des producteurs de coton).

Ce nouveau standard porte sur les conditions de travail, le salaire vital, la sécurité et les droits des travailleurs. Il concerne le coton, mais également d’autres fibres textiles durables. Il s’agit du premier standard exigeant un salaire vital pour les travailleurs avec un délai contraignant (6 ans). Et qui impose aux marques d’être contractuellement responsables des pratiques d’achat à long terme, pratiques essentielles pour la mise en œuvre des augmentations de salaire.

Le Programme Textile, un programme de formation personnalisé, accompagne les usines vers la certification du standard textile. Il permet à chaque acteur de la chaine d’approvisionnement d’améliorer ses pratiques en termes de sécurité, santé, salaire et productivité.

L’usine Purecotz

Purecotz est la première usine à avoir été certifiée selon le standard textile. Elle utilise également du coton Fairtrade.

En choisissant des produits certifiés Fairtrade, les consommateurs contribuent activement à soutenir des pratiques commerciales équitables et durables tout en améliorant les conditions de vie des travailleurs dans les chaînes d’approvisionnement du coton et du textile.


Comment rejoindre le mouvement Fairtrade/Max Havelaar et adopter le label coton ou textile? 

Prendre contact avec Max Havelaar France, qui évaluera la nécessité d’une certification (au niveau de la transformation) et d’un contrat de licence (au niveau de la marque) : partenariat@maxhavelaarfrance.org

Le coût de l’adhésion? 

Il convient de distinguer les coûts de certification payés par les usines à Flocert (coût des audits) et les droits de licence payés à Max Havelaar France pour l’utilisation du label. Contacter Max Havelaar France partenariats pour plus de détails.

Sources : 


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Parole d’experts : décryptage de l’article 13 de la loi AGEC pour le textile

La loi Anti-Gaspillage pour une Economie Circulaire n°2020105, est aussi appelée la loi AGEC. Cette loi a été émise le 10 février 2020. Elle a pour objectif la lutte contre le gaspillage et de promouvoir l’économie circulaire.

La loi AGEC est constituée de six titres

  • Titre 1: Objectifs stratégiques de gestion et de prévention de la production de déchets (articles de 1 à 11)
  • Titre 2 : Information du consommateur (articles 12 à 29)
  • Titre 3 : Favoriser le réemploi et la réutilisation ainsi que l’économie de la fonctionnalité et servicielle dans le cadre de la lutte contre le gaspillage (articles 30 à 60)
  • Titre 4 : La responsabilité des producteurs (articles 61 à 92) 
  • Titre 5 : Luttes contre les dépôts sauvages (articles 93 à 106)
  • Titre 6 : Dispositions diverses (articles 107 à 130) 

Chaque titre est défini par plusieurs articles. 

Cette loi vise les producteurs, importateurs, distributeurs et tous autres metteurs sur le marché (peu importe la manière de distribuer son produit, que ce soit sur un site internet, une plateforme…) en France. Autre caractéristique, ces metteurs sur le marché concernés sont ceux ayant un CA annuel de plus de 10 millions d’euros et la mise sur le marché de plus de 10 000 unités de produits

Dans cet article, nous allons nous intéresser au titre 2 qui est l’information du consommateur, plus précisément avec l’article 13 de ce titre. Les principales notions vous serons détaillées ci-dessous. 

Articles 13 du titre 2, l’information du consommateur :

Caractéristiques destinées à informer les consommateurs pour une meilleure prévention et gestion des déchets  : 

  • La réparabilité et la durabilité: 

L’information sur la réparabilité et la durabilité des produits en affichant, un indice de réparabilité ou de durabilité à partir du 1ᵉʳ janvier 2024; 

  • La compostabilité : 

L’information sur la compostabilité des types d’emballages avec la mention “emballage compostable”; 

  • Les matières recyclées : 

L’information sur l’incorporation de matières recyclées dans la composition de son produit, mais aussi sur les emballages utilisés. La partie recyclée correspond à la proportion globale en masse de matériaux issus du recyclage. La mention “produit comportant au moins x % de matières recyclées” doit y figurer; 

  • Les emballages rémployables ou réutilisables :

L’information sur les emballages qui peuvent être réemployés ou réutilisés, avec la mention “emballage réemployable” ou “emballage rechargeable”; 

  • La Recyclabilité : 

La recyclabilité a cinq conditions : la première est la capacité à être collecté sur le territoire et une facilité pour la population de mettre à disposition leurs produits via des points de collectes. Ensuite, pour que le produit puisse être recyclé, il doit pouvoir être trié et orienté vers les filières de recyclage. Puis, s’assurer qu’il n’y a pas de substances ou d’éléments pouvant perturber le tri ou le recyclage. La matière recyclée doit représenter plus de 50% de la masse du déchet collecté. Enfin, la matière doit être de bonne qualité afin de pérenniser les débouchés. 

Le consommateur doit être informé de la recyclabilité “de son produit avec la mention “produit majoritairement recyclable” en respectant les cinq critères énoncés auparavant. Si la matière recyclée correspond à 95% de la masse du déchet collecté, alors la mention suivante est “produit entièrement recyclable”. Autre spécificité, si la matière est majoritairement réincorporée dans des produits de même nature, alors la mention sera “produit recyclable en un produit de même nature”; 

  • Les métaux précieux : 

Le consommateur doit être informé de la présence de métaux précieux (or, argent, platine et palladium). La mention est nécessaire lorsqu’il y a au moins 1 milligramme de métaux, la mention est la suivante “contient au moins [X milligrammes] de métaux précieux” ou en indiquant le détail “contient au moins [X milligrammes] d’or, d’argent, de platine, de palladium”; 

  • Les terres rares : 

Il en est de même pour les terres rares par rapport à leurs incidences sur l’environnement; 

  • L’utilisation de substances dangereuses : 

Le consommateur doit être informé des substances dangereuses avec la mention “contient une substance dangereuse” ou sous la forme de la mention “contient une substance extrêmement préoccupante” en fonction de la substance (l’entreprise doit respecter REACH); 

  • La traçabilité : 

Concernant la traçabilité des produits, les informations doivent indiquer le lieu géographique où s’effectuent les opérations de tissage, teinture et impression, confection. Pour les chaussures : le piquage, le montage, la finition; 

  • Les micros fibres plastiques : 

Pour l’information sur la présence de micro fibres plastiques dans les produits, elle doit être indiquée selon la proportion en masse de fibres synthétiques contenue dans le produit. La mention est visible lorsqu’il y a au moins 50% de fibres synthétiques. Elle est exprimée sous la forme de la mention “rejette des microfibres plastiques dans l’environnement lors du lavage”. Le producteur ou importateur met à disposition de façon dématérialisée une fiche intitulée “fiche produit relative aux qualités et caractéristiques environnementales” de façon à permettre des recherches et requêtes directes sur internet ainsi que l’extraction des données en vue d’un éventuel traitement automatisé des informations présentées. L’obligation de mise à disposition des informations mentionnées doivent être applicables pendant deux ans après la mise sur le marché de la dernière unité du produit concerné. Il est interdit de mettre la mention “biodégradable” ou “respectueux de l’environnement” ou autre allégation environnementale ressemblante. Les produits ou emballages auxquels il s’applique bénéficient d’un délai d’écoulement des stocks jusqu’au 1ᵉʳ janvier 2023, dès lors qu’ils ont été fabriqués ou importés avant la date de publication du présent décret.

 Source : 


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Les engagements des marques de mode dans le social et l’environnement

Les actions solidaires des marques de mode :

Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir des marques ayant réalisé des actions qui font du bien au monde de la mode.

We Dress Fair – Les culottes suspendues : 

We Dress Fair copie le principe des cafés suspendus, mais adapté au textile avec les culottes suspendues. Cette action permet de venir en aide aux associations qui sont obligées d’acheter des culottes pour les plus démunis qui sont souvent de la fast-fashion pour une question de prix et de temps. Les culottes de secondes mains et neuves sont rares dans les collectes. 

Le principe est simple et efficace : lorsque vous achetez une culotte suspendue, celle-ci ne vous sera pas livrée, mais sera remise au SAMU SOCIAL de Paris tous les mois. Ces sous-vêtements sont également durables et éthiques. 

culottes suspendues
Crédit photo : We dress fair

Collaboration Timothée Chalamet et Haider Ackermann –  Don des bénéfices aux ONG pour la lutte des droits des femmes et filles afghanes : 

Lors de l’hiver 2021, l’acteur star du cinéma franco-marocain, Timothée Chalamet décide de coopérer avec le créateur français de prêt-à-porter Haider Ackermann (ancien directeur artistique de la maison Berluti) dans le but de concevoir un sweat-shirt à capuche dont la totalité des bénéfices seront reversés à une ONG de lutte pour les droits des femmes et filles afghanes, nommée Afghanistan Libre. Cette action découle d’un simple questionnement : comment les aider ? Ayant tous deux des pères engagés dans l’humanitaire, la passivité n’était pas une option pour nos deux compères. L’association récolte des dons, et fait tout son possible au quotidien pour aider ces femmes à avoir une vie meilleure.

Balzac Paris –  Collection limitée pour l’ONG Surfrider foundation Europe afin de nettoyer les plages : 

Balzac Paris est une marque de prêt-à-porter engagée dans une démarche durable et éthique. En peu de temps, la petite marque a su s’imposer comme un acteur majeur du secteur. Balzac Paris combine qualité et durabilité. La marque se bat également pour une mode responsable, intemporelle et féminine. La Griffe se veut très engagée et réalise de nombreuses actions allant dans ce sens, par exemple : une collaboration BALZAC PARIS X SURFRIDER FOUNDATION EUROPE. Avec la création d’un sweat nommé Océan, ce n’est pas moins de 30 € qui sont reversés à l’ONG afin de soutenir les Initiatives Océanes, de grandes collectes de déchets organisées partout dans le monde.

Une autre collaboration a été effectuée avec la fabrique Nomade, une association œuvrant pour la réinsertion professionnelle des artisans d’art réfugiés et migrants régularisés en France.

Mais ce n’est pas tout, Balzac Paris possède un dispositif mettant en avant la seconde main. En effet, lorsque vous voulez renvoyer un produit signé Balzac Paris déjà utilisé, celui-ci ne sera pas revendu, ce produit sera envoyé à une association ou il sera recyclé.

Chloé – Le dispositif “GIRLS FORWARD”

Fondée en 1952, cette marque de prêt à porter met la féminité au centre de ses actions, elle est la première maison de luxe européenne à obtenir la certification B-Corp.

Chloé s’engage de façon très diverse et variée grâce à de nombreuses collaborations telles que son partenariat avec L’UNICEF. Celui-ci est venu en aide à 3000 jeunes femmes dans le besoin grâce à leur dispositif “Girls Forward”. En parallèle, il y a eu le lancement de 3 nouveaux partenariats locaux ayant pour objectifs de soutenir l’égalité des genres en France, en Asie et aux États-Unis avec 0,25% du chiffre d’affaires qui est reversé à des associations luttant pour l’égalité des genres.

Mais ce n’est pas tout, la marque travaille également en collaboration avec des experts pour trouver les matières premières ayant le plus faible impact environnemental. C’est en 2019 que Chloé a lancé sa première collection classique issue du commerce équitable.

Les initiatives plus respectueuses de l’environnement

Le recyclage textile :

Powera Slow design :

De nombreux projets en recyclage textile ont vu le jour d’année en année. Nous nous sommes attardés sûrs quelques-uns d’entre eux :

Il y a quelques années de cela, GreenyBirdDress a eu le plaisir de rencontrer Hélène Verhelle, la créatrice de la marque Powera Slow design.

Le projet de la marque ? Chaque année, des millions de collants en polyamide sont jetés en France et malheureusement, il existe peu de solution de recyclage. Les collants sont de ce fait enfoui ou brûlés. Avec des consommateurs qui aujourd’hui se questionnent, il est inconcevable d’imaginer un tel gâchis. Depuis 2018, c’est plus de 8 000 collants qui ont pu être sauvés. Alors, vous devez sûrement vous demander, qu’arrive-t-il par la suite aux collants récupérés ?

Suite à la collecte, on désinfecte et on lave les collants, ils seront ensuite triés par couleurs, qualité, densité et texture afin d’obtenir une bobine de fil, la taille de celui-ci variera en fonction de l’objet qu’il deviendra. Toutes ces transformations se font actuellement à la main, mais la marque travaille actuellement sur la création d’une machine capable de simplifier le processus de transformation.

Après avoir été tricoté, crocheté ou tissé à la main, il est possible d’obtenir des bagues, boucles d’oreilles, bracelets, Headbands, colliers, élastiques à cheveux, éponges durables…

Mais ce n’est pas tout, au cours de l’année 2018, Powera slow design a eu la chance de pouvoir sauver plus de 500 échantillons textiles qui ont été transformés en pochettes emballage protégeant les articles fabriqués par la marque.

Si le sujet vous intéresse ou en complément d’information, je vous invite à visionner la vidéo de l’entrevue sur le YouTube de GreenyBirdDress

Solioti : 

Une autre innovation textile qui a énormément de potentiel est celle proposée par la marque Solioti. Entreprise tout droit venue du nord, la marque a comme projet de créer un lien entre le monde du vêtement et l’univers de la botanique.

Concrètement, la marque propose de créer des murs végétaux nourris avec des substrats fabriqués avec du textile recyclé. Un projet qui visuellement est très beau, mais qui en même temps fait du bien à la planète. 

mu végétal à base de textile recyclé
Crédit photo : batiweb

Gebetex : 

Voyons ensuite une entreprise qui a su profiter du plan de relance offert par l’État pour réaliser un projet ambitieux, Gebetex.

Bien installée dans le paysage du recyclage textile depuis pas mal de temps. Gebetex a dû faire face à la forte demande de la part des acteurs de la filière textile et a donc investi plus de 13 millions d’euros pour réaliser son projet :  Bâtir un centre de tri respectueux de l’environnement avec à la clé la création de nombreux emplois. 

Le réemploi Textile : 

Pour conclure, cet article, voyons à présent quelques méthodes de réemploi textile qui, je suis sûr, sauront vous intéresser et vous aider dans vos recherches.

Abracadabra : 

Abracadabra est l’une des premières start-ups françaises à utiliser des soutiens-gorge Upcyclé.

La start-up collecte les soutiens-gorge que les femmes ne portent plus pour les reconditionner en les remettant à neuf et au goût du jour. L’objectif est de proposer des soutiens-gorge plus respectueux de l’environnement, zéro-déchet et accessibles à toutes les femmes ; tant par le prix, que par la diversité des modèles ou des tailles proposées. Depuis très récemment, leurs produits peuvent être achetés en boutique et bientôt en showroom.

soutien gorge upcycling
Crédit photo : Abracadabra upcycling

Sessile : 

Pour finir, discutons de la marque Sessile. La marque fabrique des chaussures depuis 1927 et a la volonté d’être actrice d’un changement positif de trajectoire pour écrire un avenir.

Le projet de cette marque est de récupérer vos paires et de les démanteler.

Les composants seront recyclés et réutilisés pour fabriquer de nouveaux produits, comme des semelles par exemple ! Sessile, ne possède pas de stock et produit zéro déchet. C’est un système de précommande qui a été mis en place, c’est plus juste et éthique. Il vous faudra être patient avant de récupérer vos nouvelles paires.

Ces différents projets sont une belle preuve de solidarité et de mouvement dans le secteur du textile. 


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Les accessoires de sport écologique et éthique

Pratiquer un sport fait aujourd’hui partie intégrante de notre quotidien, cela favorise notre bien-être et nous permet de rester en bonne santé. Il nous est impossible d’imaginer faire du sport sans accessoires. Un équipement de qualité nous assure un entraînement performant. Énormément de sport utilise des matériaux composites comme le tennis, le snowboard, le ski. Ce sont ensuite les ingénieurs qui devront choisir des matériaux qui répondront le mieux possible aux objectifs d’usage. Dans la plupart des cas, on souhaite que ceux-ci soient performants et résistants, mais pas que, il faut également que les matériaux ne soient pas trop coûteux et respectueux de l’environnement.

Il existe trois types de matériaux composites : 

  • Les composites à matrices organiques pour toutes sortes de pièces faiblement sollicitées, mais aussi des composites à hautes performances avec des qualités mécaniques supérieures que l’on retrouve souvent dans le nautisme, l’aéronautique, les sports et loisirs et dans la construction industrielle.                           
  • Les composites à matrice céramique comme l’aluminium, le titane ou le magnésium qui servent principalement dans le monde de l’aéronautique, l’automobile et non pour les accessoires de sport.
  • Les composites à matrice métallique tels que le carbone ou le carbure de silicium qui servent principalement dans le monde du cyclisme ou du VTT pour augmenter la légèreté du deux-roues. 

Sur le marché actuel, il est parfois difficile de créer des accessoires avec des matériaux plus respectueux pour l’environnement. C’est pour cela qu’aujourd’hui, nous vous présentons des marques spécialisées dans les accessoires de sport éthique et durable.

Marques d’accessoires pour le yoga :

Le Yoga est une activité qui a pour objectif de connecter l’humain au principe de toute existence. Il consiste en des exercices aussi bien corporels que mentaux, aujourd’hui sa pratique est plus répandue. Ce sport nécessite des accessoires pour sa réalisation. 

Retrouvez quelques marques qui ont innové dans le domaine : 

Commençons avec la marque Yogamatata. La créatrice Ondine Martinez décide de créer Yogamatata suite à un constat simple. Aucune marque vendant des tapis de Yoga n’était réellement engagée et avec sincérité dans une démarche éthique et durable, mais c’était avant l’arrivée de Yogamatata et de leurs différents tapis. Ils sont de haute qualité technique, élégant au design moderne et respectueux de l’environnement.

Les tapis sont réalisés en liège issu de forêts gérées durablement, la sous-couche est en caoutchouc recyclé mélangé à des chutes de Liège recyclé.

L’emballage se fait dans un papier ensemencé contenant des graines de fleurs de mellifères. 

La marque présente également des tapis en cotons GOTS, des briques en Liège et des sangles en cotons GOTS

Certaines de leurs productions se font au Portugal dans le respect de l’environnement et grâce à l’utilisation de produits non-toxiques. La marque travaille également avec le commerce équitable en Inde en créant des sacs de transport pour les tapis en coton.

Crédit photo : yogamatata

Fitz & Huxley est une marque vendant principalement des sacs et des tapis de Yoga. Toutes les actions entreprises par la marque servent à promouvoir la durabilité des accessoires et le bien-être des petites mains. 

La marque propose également un tapis possédant une surface en liège naturel et un dessous en TPE élastique (élastomère thermoplastique, appelé également caoutchouc thermoplastique). Ce produit est biodégradable et les matériaux qui le composent sont 100 % faits de matériaux végan approuvés par la PETA.

Crédit photo : Fitz & Huxley

Marques d’accessoires dans le multi-sport :

La durabilité et l’éthique environnementale sont également des sujets qui touchent les accessoires dans le Multi-sport.

Retrouvez quelques marques qui ont innové dans le domaine : 

Made Nature l’a bien compris et propose des accessoires éthiques et durables. Cette marketplace est spécialisée dans les accessoires de sport éco-conçu. Tous les produits made in nature sont Made in France ou sont de productions européennes, pour une transparence totale ces informations sont visibles sur la fiche technique de chaque produit, vous pouvez également voir les engagements RSE associés au produit. La durabilité des articles de sport est un critère particulièrement important. En effet, chaque produit se doit d’avoir une très bonne durabilité pour apparaître sur le site. 

Au niveau de l’engagement auprès des associations 1% pour la planète, Act for the Outdoors, Surfrider foundation, Mountain Riders… beaucoup de marques de sport éthique s’engagent à aider financièrement des associations de protection de l’environnement. 

Certains articles de sport sont labellisés en ayant des process et matières certifiés par des organismes réputés pour le sérieux de leur cahier des charges et de leur contrôle. Ces labels garantissent que la marque a respecté les critères durables donnés dans la conception, la fabrication des matières ou produits, ainsi que les critères sociaux.

Petit rappel de ce qu’est une marketplace : il s’agit d’une plateforme qui propose à la vente des produits qu’elle ne produit pas et qu’elle n’a pas de stock. Made Nature référence un ou plusieurs vendeurs. 

La marque possède également un blog régulièrement mis à jour qui regroupe énormément de sujets comme le sport et l’environnement, le sport et la santé, des présentations de marques de sport éthique et durable, présentation de partenaires , leurs initiatives et même des conseils en matière d’alimentation pour les sportifs.

Made Nature accompagne les sportifs soucieux de l’environnement en leur proposant des produits correspondant au sport qu’ils pratiquent et à leurs valeurs. Que ce soient les sports nautiques ou les sports dits de montagne. Made nature propose des produits de qualité venant de nombreuses marques tel que :

  • NOK – Une marque de skateboards écologiques fabriqués à partir de snowboards, défectueux.
  • Nomads – Un fabricant de planches et accessoires de surf éco-conçus.
  • NOSC – créateur de Vêtements polyvalents recyclés et d’origine végétale

Made nature fait également preuve de transparence en indiquant directement les différents critères d’impacts sur les fiches techniques. Les différents labels que l’on retrouve sont : 

  • GOTS (Global Organic Textile Standard)
  • OCS blended (certificat pour tous les produits non alimentaires qui certifie l’origine biologique de la matière première et s’applique aux produits contenant 5 à 95 % de matières biologiques ), 
  • Oeko-Tex (Standard 100 by Oeko-Tex ou Made in Green by Oeko-Tex), 
  • Duvet certifié RDS (certification qui garantit le suivi de bonnes pratiques en matière de conditions animales des oies et canards, sur toute la chaîne d’approvisionnement en duvet et plumes ), 
  • Green Shape (standard dédié aux produits outdoor écologiques), 
  • Low Impact (garantit une fabrication locale, sociale et durable.) 
  • Take Care (label permettant de mettre en avant des produits éco-responsables pour réduire notre impact environnemental.), 
  • Label Fair Wear foundation qui est une organisation à but non lucratif qui collabore avec des marques, des usines, des syndicats, des ONG et parfois des gouvernements pour contrôler et améliorer les conditions de travail des travailleurs du vêtement dans 11 pays de production en Asie, en Europe et en Afrique.
Crédit photo : Made Nature

En conclusion, il existe aujourd’hui de nombreuses alternatives respectueuses de l’environnement alors maintenant à vous de jouer.


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Rétrospective sur le groupe Bestseller et leur centre expérimental de développement, Fashion FWD lab

Bestseller est un groupe de mode connu internationalement fondée par la famille Holch Povlsen au Danemark en 1975. L’entreprise possède plus de 20 marques de vêtements ( les plus connues sont JACK & JONES, VERO MODA et ONLY). Un réseau de 2 700 boutiques  et 15 000 boutiques multi-marques autour de l’Europe, du Proche Orient, de l’Amérique du Nord, de l’Amérique Latine, de l’Australie et de l’Inde. La marque habille aussi bien les femmes que les hommes et les enfants. Le message du groupe est clair : offrir une mode abordable, esthétique et avec une âme scandinave. 

Le but de l’entreprise est d’offrir des tenues au style simple, Bestseller la nomme le “Stunning and Uncomplicated”. La firme se targue d’un engagement environnemental fort, c’est un de leur principe fondateur et leurs actions sont reconnues dans le monde entier grâce à leur création, le fashion FDW lab.

crédit photo : Bestseller

Qu’est  ce que le FWD? 

Le Centre expérimental FWD est une source fiable de composants pour des vêtements plus respectueux de l’environnement. Le but est de sensibiliser le public aux produits chimiques toxiques contenus dans les vêtements afin de favoriser les actes d’achats plus éclairés et les pratiques responsables. La transparence et l’éducation sont les maîtres mots ici, l’objectif du FDW  est d’aider à éliminer les produits chimiques les plus nocifs de l’industrie de la mode et du vêtement d’ici 2030 en créant par la même occasion une chaîne d’approvisionnement en vêtements propres et sécuritaires.  

Le centre expérimental veut mettre en avant les marques qui montrent la voie mais aussi  ce centre souhaitent réduire un maximum les PFAS ( substances nocives omniprésentes). Ces substances ne sont pas présentes que sur les vêtements mais peuvent être absorbées par la peau et même s’accumuler dans notre corps.

Le groupe BEST-SELLER est impliqué dans de nombreux projets dans le monde entier. Cette plateforme était le maillon manquant permettant de rassembler tous les projets d’innovation et de les montrer aux plus grand nombre.

Fashion FWD Lab se concentre donc sur de nouveaux matériaux à faible impact et circulaires, de meilleures opportunités de production et de nouveaux modèles d’affaires. Par exemple, nous avons le coton, le MMC( Man-made cellulosics plus communément appelées Viscose, Lyocell et Modal qui sont fabriquées à partir de pâte à papier dissoute, généralement issue du bois). et le polyester qui sont des matière utilisée régulièrement. BESTSELLER utilise des programmes mondiaux de certification de durabilité pour assurer l’intégrité des matériaux certifiés et de marque que nous utilisons.

Surtout, la plateforme sert de catalyseur pour collaborer avec des innovateurs de pointe sous forme de projets pilotes, d’ateliers, d’études de cas et plus encore, dans le but d’accélérer le développement durable dans le monde de la mode. Par exemple l’an passé l’’enseigne Bestseller avait pris part au projet appelé « Viscose Traceability Project » piloté par la plateforme de traçabilité indienne TextileGenesis avec Kering. Le groupe a également ouvert un mégastore Vero Moda dans le centre commercial Val d’Europe et un magasin Jack&Jones à Divion. Fashion FWD Lab possède un partenariat avec la société de biotechnologie Pond (Pond Technologies est un pionnier dans l’espace des technologies vertes basées sur les algues, leur objectif est de réduire au maximum l’empreinte carbone grâce à leur culture de l’algue). 

Via la plateforme il vous est possible  de faire un don, ce qui vous permet de profiter de plus de contenu scientifique.

En conclusion, cette plateforme est un véritable pont entre le durable et l’innovation, avec ce type d’initiative il n’est pas impossible que les mentalités finissent par changer grâce au moyen mis en place et leurs initiatives. 


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Le CETI, centre de recherche des pionniers du textile innovant

Le CETI, c’est quoi ? 

Créé en octobre 2012 à Tourcoing dans les Hauts-de-France, le CETI (Centre Européen des Textiles Innovants), encourage les entreprises en faveur de l’innovation en concevant de nouvelles matières issues de vêtements recyclés. 

C’est un lieu pour concevoir, expérimenter, prototyper et industrialiser les nouveaux produits, matières et process adaptés aux besoins de la filière globale. Ainsi, chercheurs et industriels imaginent et testent les textiles du futur.

Son ambition : répondre aux enjeux sociétaux liés au développement durable, imposer le textile comme filière d’avenir pour notre région et porteur d’innovations durables. Ce centre souhaite également minimiser son empreinte environnementale.

Le CETI collabore ainsi avec les producteurs, les grandes marques et les distributeurs de la Mode, du sport, du luxe et des textiles techniques. 

Grâce à sa dimension internationale, le CETI se positionne aujourd’hui dans le Top 5 des centres techniques mondiaux.

Son rôle en faveur du textile innovant  

Projet phare du pôle de compétitivité UP-tex (pôle thématique dédié à la compétitivité par l’innovation), le CETI rassemble une équipe d’experts aux compétences interdisciplinaires : ingénieurs textiles, ingénieurs microélectroniques, marketeurs, designers, modélistes 3D,… soucieux de l’environnement et de la transformation des entreprises textiles.

Les différentes étapes de recyclage 

Ainsi, le CETI propose différentes plateformes d’innovation : la plateforme textile to textile recycling pour fabriquer des textiles recyclés à partir de n’importe quel textile, la conception de fils selon les besoins du client, le mélange de filament allant jusqu’à 3 composants, la conception du non-tissé, et enfin les prototypes 3D.

La plateforme est équipée de machines pour chaque étape du processus de recyclage.

Dans un premier temps, les produits récupérés sont triés et insérés dans une machine qui les broie, ce qui permet d’en faire des granulés de matières synthétiques (polyester, polyamide etc). La conception de ces granules permet la création d’un fil. 

Les granules sont alors effilochés afin de les transformer en fibres jusqu’à la création de fils à partir de ces fibres recyclées. Enfin, les fils obtenus permettent la conception d’un produit à partir de fils et fibres recyclées.

Fils 100% recyclé

Le CETI réalise également des prototypes avec la machine de LECTRA. Une équipe de designers/stylistes est présente pour la confection des échantillons à partir de fils et fibres recyclées.

Machine LECTRA

Le CETIA, filiale commune du CETI et de L’ESTIA

L’école d’ingénieurs ESTIA et le CETI avaient annoncé en février 2021, la création du CETIA à Bidart au Pays Basque, la première plateforme de  tri et démantèlement automatisé des articles textiles et chaussures invendus ou en fin de vie. 

Le but étant d’accélérer la transition technologique et environnementale de la filière du textile.

Cette filiale commune permet d’associer les expertises et les différentes capacités d’innovation du CETI et de l’ESTIA au service de l’industrie textile.

Le CETIA permet également de renforcer les moyens d’innovation durable de l’ESTIA. Afin de pouvoir aider les entreprises à répondre aux enjeux de l’économie circulaire, le CETIA à plusieurs ambitions. Il souhaite dans un premier temps permettre le réemploi et la valorisation des produits textiles, créer une fabrication 100% circulaire et enfin développer des unités de production automatisées au cœur de sites de consommation.

Le CETIA souhaiterait devenir dans quelques années le centre européen de référence de la circularité dans le textile.


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